Hommage posthume à Alhassane Assilila : Assil, pour toujours…

Un ami vient de nous quitter. La faucheuse impitoyable a pris très tôt jeudi 10 décembre, l’âme de notre ami et frère Alassane Assilila. Notre peine est grande et incommensurable. Cette disparition subite nous consterne et nous affecte au plus profond de notre être. Ce, d’autant plus que la distance nous sépare en ces moments tragiques….

Alhassane Assilila, que nous appelons affectueusement Assil, était connu de tous, ses amis, collègues, les annonceurs et clients de l’ONEP comme une personne attachante, très serviable et dotée d’une grande intelligence émotionnelle.

Il faut connaitre Assil comme nous avions eu la chance de faire partie de son cercle pour savoir tout l’amour qu’il portait à ses concitoyens et, de manière générale, à tous les hommes, son humanisme ainsi que sa bonté même envers ceux qui ne l’aimaient pas justement pour sa candeur, sa bonhomie et sa perpétuelle bonne humeur.

Un fait caractérise Assilila: son manque d’animosité ! En trente ans de fréquentation je ne me rappelle pas l’avoir entendu une seule fois insulter ou dénigrer quelqu’un. Un froncement de cils suivi d’un haussement d’épaules est le plus souvent sa réponse aux différends nés de ses interactions sociales.

Il avait une bonne humeur constante, communicante qui savait mettre son interlocuteur à l’aise, en confiance. Les responsables du journal ‘’Le Sahel’’ ne se sont pas trompés en le nommant au poste de Chef de service Publicités et Communiqués, un poste névralgique de l’Office qui requiert de la part de son titulaire beaucoup de patience et de don de soi, tant certaines sollicitations de la clientele sont difficiles à gérer. Jamais l’adage qui dit «l’homme qu’il faut à la place qu’il faut» n’a trouvé autant de sens qu’avec sa nomination dans cette dernière fonction. Tu t’en es sorti avec brio après avoir servi à ce poste avec abnégation, professionnalisme et une fidélisation de la clientèle de l’Office. Le poste de Directeur commercial que tu occupais au moment de ta rencontre avec ton destin n’est qu’une consécration de tes capacités.

Les longs couloirs de l’ONEP ne résonneront plus de ton rire entrainant et contagieux. On ne te verra point arriver très tôt, parmi les plus matinaux, pour saluer et demander les nouvelles des familles de tes collègues, avant de te plonger dans le travail. Et c’est parti pour toute la journée, sans trêve ni répit ! Tel est le cours de ta vie quotidienne, comme d’ailleurs celui de tes autres collègues de service : boulot chaque jour, jour et nuit !

A force d’être toujours là, fidèle au poste… Toujours positif, optimiste devant l’éternel, toujours tourné vers les autres, à l’écoute…tout le monde a fini par croire à ton  « éternité » !

Assil était un homme charitable, généreux. Et son principal mérite a été d’avoir consacré au bien toutes ses facultés, toute son influence, toute sa vie. Jamais un infortuné ne s’est adressé à lui en vain avec une manière discrète de répandre le bienfait comme le recommande l’enseignement du divin Maître de la terre et des cieux : au point que sa main gauche ne connut les dons qui découlaient de sa main droite.

Mais il ne rendait pas que des services matériels. Beaucoup de cœurs froissés, d’âmes en peine ont trouvé auprès de lui le baume de consolations affectueuses, le réconfort d’une chaude sympathie. En effet, l’argent calme les soucis, mais la sympathie apaise la douleur….

A te voir, quelques heures seulement avant l’heure fatidique, selon nos amis Assane Soumana et Mahamane Hadi, tous deux terrassés de douleur, personne n’eût pu se douter que le dénouement fatal était si proche. D’ailleurs, témoignent ces derniers, alors que tu étais couché dans le lit d’hospistalisation, ta seule préoccupation portait encore sur les engagements pris vis-à-vis des clients dans le cadre des préparatifs du numéro spécial du 18 décembre. 

Comment t’oublier cher ami alors que nous avons vécu ensemble tellement de choses, partagé tant de joies, tant de peines, nous sommes soutenus dans tant d’épreuves… Toujours avec ce sourire, cette bonne humeur qui savait relativiser les plus grosses peines !

Comment oublier l’ami fidèle et généreux, le collègue apprécié, le père attentionné, le mari aimant que tu as toujours été ? Impossible.

Et ta disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu de choses et qu'il faut savoir vivre en harmonie et en intelligence avec ses semblables car nul ne peut se passer des autres. Nous venons entre les mains des hommes et nous repartons dans leurs mains.

Aujourd’hui, malgré la douleur lancinante, nous ressentons de la gratitude, remercions Dieu de t’avoir connu, d’avoir été ton ami … Toi, qui savais faire beaucoup avec si peu, toi qui savais cultiver l'amour et l’amitié, toi qui savais rendre nos moments vécus si rares...

Tu laisses un vide immense derrière toi. Et c'est avec beaucoup de tristesse et de compassion que nous présentons nos plus sincères condoléances à ton épouse (tes enfants, tes frères et sœurs, tes parents) et ta famille pour leur témoigner notre soutien dans ce moment douloureux.

Et pour mieux le surmonter, nous n’aurons qu’à nous souvenir de ton rire, de ta bonne humeur, de ta bonté et de ton éternel optimisme.

Tu étais notre ami, notre frère.

Repose en paix, cher ami

Alhassane Assilila.

21 décembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/