Fin de la 27ème édition du FESPACO : L’étalon d’or de Yennenga pour "The Gravedigger's wife" (La Femme du fossoyeur)  de Khadar Ahmed de la Somalie

Les écrans de la 27ème édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), se sont refermés le 23 Octobre dernier avec la traditionnelle cérémonie de clôture qui a eu lieu au Palais des Sports de Ouaga 2000. Le président Roch Marc Christian Kaboré avait à ses côtés à cette occasion plusieurs personnalités dont le Président Macky Sall du Sénégal, pays invité de cette édition du FESPACO. L’élément le plus attendu lors de cette soirée était la proclamation du lauréat de l’étalon d’or de Yennenga, le plus prestigieux Prix du Festival. Cette récompense a été attribuée au film long métrage de fiction The Gravedigger's wife (La Femme du fossoyeur) réalisé par Khadar Ahmed (82 minutes, Somalie, 2020).  Le même film a reçu la veille, le Prix de la Critique Africaine -Paulin Soumanou Vieyra-.

 

Avec son premier long métrage fiction, le réalisateur somalien Khadar Ahmed est doublement distingué à cette 27ème  édition du FESPACO. Après le Prix de la Critique Africaine – Paulin Soumanou Vieyra, il a remporté l’étalon d’or de Yennenga, Prix le plus prestigieux du FESPACO, doté de 20 millions de Francs CFA, plus un trophée. Le Jury Officiel Long métrage du FESPACO, présidé par le cinéaste mauritanien Abderahamane Cissoko a relevé les qualités du film La Femme du fossoyeur, ainsi que le travail remarquable du réalisateur Khadar Ahmed.

Pour ce qui est du Prix de la Critique Africaine -Paulin Soumanou Vierra-, le Jury de la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique (FACC) a précisé l’avoir décerné  au long métrage La Femme du fossoyeur pour « l’intérêt humaniste du film, la qualité exceptionnelle de ses choix esthétiques et formels, ainsi que l’originalité de l’histoire ». Selon le jury de la FACC, le Prix de la critique africaine a été attribué suivant les caractéristiques telles que « l’originalité de l’histoire, la qualité des images, l’agencement des faits, la musicalité de l’œuvre et le caractère très humaniste de son sujet ».

 Le Prix de la Critique Africaine – Paulin Soumanou Vieyra – est une distinction initiée par la FACC et attribué par un jury de critiques dans l’objectif « d’encourager un cinéma de bonne facture artistique. Ce prix permet également d’aider les jeunes talents émergents ». Décerné pour la première fois au FESPACO 2013, ce prix est attribué lors de plusieurs autres festivals de films d’Afrique.

  Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré qui était avec le président sénégalais lors de la remise de l’étalon d’or de Yennenga s’est exprimé en ces termes : « Mes chaleureuses félicitations à Ahmed Khadar de la Somalie, Étalon d'or de Yennenga 2021, ainsi qu'à l'ensemble des lauréats de cette 27ème édition du FESPACO. Merci à tous les cinéastes de continuer à porter à l'écran nos vies, nos rêves et nos espérances, et d'être ce regard  sur l'Afrique et sa diaspora ».

Les deux autres prix de la section long métrage fiction sont l’étalon d’argent de Yennenga qui a été décerné à Freda de Gessica Généus d’Haïti, qui reçoit 10 millions de francs CFA,  plus un trophée. Pour ce qui est de l’Etalon de bronze de Yennenga, doté de 5 millions, il a été attribué à Une Histoire d’amour de désir de Léyma Bouzid de la Tunisie.

 Pour les autres prix il y a entre autres dans la catégorie long-métrage documentaire l’étalon d’or du meilleur documentaire d’une valeur de 10 millions de FCFA et un trophée,  qui a été décerné à « Garderie nocturne » de Moumouni Sanou du Burkina Faso ; l’étalon d’argent du meilleur documentaire doté de 5 millions et un trophée décerné à Aïssa Maïga du Sénégal pour son film « Marcher sur l’eau » ; l’étalon de bronze du meilleur documentaire doté de 3 millions de FCFA, plus un trophée, attribué à « Makongo » de Elvis Sabin Ngaibino de la Centrafrique.

Lors de cette cérémonie le délégué général du FESPACO a annoncé que la 28ème  édition de cette biennale se tiendra du 25 février au 04 mars 2023 dans la capitale Burkinabè.  

Souley Moutari, à Ouagadougou 

25 octobre 2021
Source : http://www.lesahel.org/