FENIFOOT : Le Colonel-major Djibrilla Hima Hamidou cherche-t-il à rempiler pour une ixième fois ?

L’inconnue aujourd’hui, au Niger, pour le monde footballistique nigérien, n’est pas la qualification du pays à une coupe du monde, mais le jour où le Colonel Pelé va passer le témoin à un autre à la tête de la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT). Du reste, après l’apogée et la gloire, Pelé se doit de savoir qu’il existe aussi la décadence. Vaut mieux savoir quitter les choses avant qu’elles nous quittent. Le cas d’Issa Ayatou est une illustration parfaite. Voilà un homme qui a fait la gloire du football africain mais qui est tombé, ce pour toujours, en disgrâce. Justement, parce qu’il pensait être le seul africain capable de diriger la Confédération africaine de football (CAF). Au Colonel Pelé donc de savoir tirer des enseignements pour partir à temps. Au lieu de rester écouter les sirènes des laudateurs masqués en amateurs du football qui n’auraient d’autres objectifs que la captation des petites ristournes, en se servant de lui. L’essentiel pour eux est que la balle soit sur la pelouse. Chez eux, L’éthique compte peu.

Les mêmes laudateurs qui seraient prêts demain à s’agripper au pan du boubou d’un autre. C’est dire qu’il doit s’obliger à renoncer à ce énième Tazartché en perspective. Surtout que le moment n’est pas favorable pour lui de demeurer dans une association sportive pendant que son pays se trouve dans une situation d’insécurité grandissante. Un pays qui fait appel à ses soldats valeureux pour combattre ses ennemis. Avec cette situation d’insécurité, les populations quittent leurs villages et hameaux pour des horizons qu’ils espèrent plus rassurants. Et cela ne doit pas laisser insensible tout soldat valeureux. Alors, que Pelé reste courir derrière le ballon rond pourrait être considéré par beaucoup comme une insouciance de sa part. Surtout qu’il est un soldat cité en exemple, dans le monde des corps habillés, pour son courage et sa bravoure. Donc, les Nigériens lui seront beaucoup plus reconnaissants quand il se mettra résolument au service de la défense de la patrie. Cela fera de lui un homme beaucoup plus respecté et toujours fier. Colonel, il faut accepter de passer le témoin. Ainsi, vous serez encore cité en exemple au Niger. Tout comme les Nigériens vous sont reconnaissants et retiendront pour toujours votre passage à la tête de la FENIFOOT. Mais, penser avoir une durée éternelle à la tête de l’association risque de conduire à une mauvaise chute. ‘’Rien ne sert donc de courir, il faut partir à point’’ !

A.S