Niamey accueille l’édition 2022 du Sabre National

Après une année de rupture à cause de la pandémie de Covid-19, l’édition 2021 du Sabre National de lutte traditionnelle, se tiendra finalement du 24 décembre 2021 au 02 janvier 2022 ici à l’arène de lutte traditionnelle de Niamey. L’annonce a été faite par le ministre en charge des questions sportives et de jeunesse, à l’issue du conseil des ministres du jeudi 9 août 2021. Selon les conclusions du gouvernement, la situation de la pandémie de Covid-19 dans le pays, est totalement sous-contrôle, toute chose favorable à la tenue de ces combats d’arène qui font la fierté de tout un peuple. Prévu pour débuter à Niamey depuis le 1er janvier 2021, le championnat national de lutte traditionnelle faut-il le souligner, renforce les liens de solidarité, d’unité, de brassage mais également, de la fraternité entre les nigériens depuis son initiation dans les années 1975 par le premier gouvernement de feu Seiyni Kountché. A cette époque, le sabre national était l’une des principales retrouvailles des citoyens nigériens de la ville en passant par les hameaux et villages du pays, grâce notamment à la dynamique Fédération nigérienne de lutte traditionnelle de l’époque qui mettait en avant la cohésion sociale, l’unité des fils et des filles du pays, car avant tout, c’est le pays qui gagne. Malheureusement, au fil du temps, et compte tenu de plusieurs paramètres, la lutte traditionnelle a perdu son goût, sa valeur et a pris désormais un sens politique ou il faut nécessairement appartenir à un parti politique pour émerger, bref, pour ne pas dire un facteur de désunion nationale. Aujourd’hui, ils sont nombreux les citoyens nigériens qui ne suivent plus les combats de lutte, ni à la radio, encore moins, à la télévision compte tenu de sa déperdition. Vols, tricheries, détournements, des arrangements contre le bien et l’ordre à tous les niveaux, voilà ce qui caractérise ces dernières années la pratique de ce sport dit roi dans le pays. Il va falloir prendre des dispositions rigoureuses et utiles, afin de redonner à la lutte traditionnelle, ses lettres de noblesse. Cela passe indiscutablement par la nomination à la tête de ce département ministériel en charge des questions sportives, par des gens sérieux et honnêtes, à qui les citoyens ne reprochent rien du tout dans leur gestion antérieure. Il en est de même que pour le choix des hommes et des femmes sensés dirigés à la tête de la fédération nigérienne de lutte traditionnelle. Ensemble, avançons.

HS