Réfections et rénovations des infrastructures sportives : Une urgence pour les autorités politiques

Au mois d’octobre prochain se jouera la troisième journée du deuxième et avant dernier tour des compétions de football entrant dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde Qatar 2022. Au cours de la première journée, le Mena, l’équipe nationale de football, a reçu, au Maroc, celle du Burkina Faso. Le stade Général Seyni Kountché étant suspendu pour des insuffisances par les instances internationales du football. Les Gazelles ont perdu (0-2) contre les Etalons. Si le match avait été joué à domicile peut-être que le résultat n’aurait pas été le même. Au cours de la deuxième journée, Daouda Kassali et ses camarades ont battu, toujours au Maroc, les Djiboutiens quatre buts contre deux. Le stade de ce pays aussi, comme d’ailleurs celui du Burkina, a été jugé pas aux normes. La suspension du stade de Niamey a empêché le sommeil aux responsables de la fédération. Et depuis, ils font tout pour permettre à l’équipe nationale de recevoir, à domicile, les Fennecs d’Algérie pour les troisièmes journées. De travaux, avec le soutien sans faille du ministère des Sports, ont été, en si peu temps, entrepris. Ils ont permis, suite à une visite d’inspection de la Confédération Africaine de Football, de lever provisoirement la suspension. Le Mena recevra ici, à Niamey, les Algériens. Les griefs à la base de la suspension sont de plusieurs ordres : la vétusté des vestiaires pour joueurs et officiels, l’état de la pelouse, les gradins, l’éclairage. Les travaux engagés ont permis de doter le stade de vestiaires, aux normes internationales, pour les équipes, les arbitres et commissaires avec toutes les commodités : sanitaires et connexion internet. La pelouse a été reprise et est en parfait état. C’est l’entraîneur du club tunisien qui a joué contre l’AS Police, samedi dernier, qui a fait la remarque au cours de l’interview d’après match. Il a aussi été aménagé des salles pour le contrôle antidopage. Les ramasseurs de balles aussi ont leur salle. Toutes les salles ont été équipées. Pour l’éclairage, le stade général Seyni Kountché est en mesure d’offrir le nécessaire pour un match nocturne. Le problème réside dans la fourniture générale de l’électricité au Niger. Une coupure est vite survenue au cours d’une rencontre. C’est le lot de tous les Nigériens. Dans ces conditions, même après un rapide retour de la fourniture, les projecteurs mettront une trentaine de minutes pour redémarrer. Un tel scénario peut bien coûter cher. La perte des points du match. L’équipe nationale d’Algérie, informée en temps réel de la situation, pourrait demander aux instances internationales de jouer en nocturne. En attendant la décision de ces instances, le président de la Fénifoot cherche à parer à toute éventualité. Il pèsera de tout son poids pour obtenir un match diurne. Au cas échéant, une solution pourrait être envisagée. Ceux qui l’ont sont informés et ils se doivent de la mettre en oeuvre au plus vite. Pour les travaux qui nécessiteront une expertise avérée et d’importants moyens, la balle est dans le camp du politique. D’ores et déjà, le ministre des sports a écrit à celui des Affaires étrangères pour qu’il intercéde auprès de la coopération chinoise pour la rénovation totale du stade. Ce pays a construit ce stade et il a une expertise avérée dans le domaine des infrastructures. Selon des sources dignes de foi, l’ambassadeur ce pays aurait été déjà touché. C’est un bon début. C’est ici et maintenant qu’il faut consolider pour pouvoir avancer. Un de nos voisins, dans la même situation, promet plus de 10 milliards pour la rénovation des infrastructures sportives. Il n’est pas extraordinairement plus nanti que nous. Les résultats sportifs de ce pays sont le fruit d’une politique sportive bien conçue et méthodiquement mise en oeuvre. Surtout si on se rappelle que récemment la fédération de ce pays était ici pour s’inspirer du travail de la fédération nigérienne de football. Alors ?

Modibo