Ouverture de la seconde session du CESOC au titre de l'année 2018 : Redéfinir et préciser d'avantage le mode d'organisation et de gestion de l'institution

La seconde session ordinaire du Conseil Économique, Social et Culturel (CESOC) au titre de l'année 2018 s’est ouverte, hier matin à Niamey. Durant 15 jours, sous la présidence par intérim de Elhadj Akoli Daouel, les conseillers vont s'interroger sur certaines approches mises en œuvre par cette institution et dont les résultats n'ont pas toujours répondu à ses attentes. Aussi, un plan d'actions sera soumis aux conseillers. Il permettra au CESOC d'assurer à ses interventions une cohérence et une interdépendance. Les capacités des conseillers seront renforcées à travers plusieurs présentations d'éminents spécialistes sur des thèmes tels que les techniques et outils relatifs à l'élaboration des termes de références et des notes de cadrage, les méthodes et techniques d'élaboration d'un schéma d'aménagement foncier et les techniques de suivi-évaluation des politiques publiques.

Dans son discours d'ouverture des travaux, Elhadj Akoli Daouel, s'est félicité que cette session soit marquée du sceau de la continuité eu égard au bon climat d'entente et de collaboration jusqu'ici observé au sein de l'institution. Elle se tient néanmoins sous le signe de l'impérieux devoir pour le CESOC d'insuffler une dynamique nouvelle à ses actions. C'est pourquoi, a-t-il soutenu, les membres du CESOC doivent envisager de meilleures pratiques managériales pour la mise en œuvre d'un plan d'actions quinquennal actualisé, ainsi que la révision des textes régissant le conseil et la réalisation d'un diagnostic institutionnel.

Elhadj Akoli Daouel a rappelé à l'assistance que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, en installant le second mandat du CESOC le 12 février 2018, avait prononcé un important discours qui constitue pour l'institution une véritable feuille de route. Le Chef de l’État, SEM Issoufou Mahamadou, «avait conséquemment demandé aux conseillers que nous sommes, du fait que nous soyons très pénétrés des valeurs de la société nigérienne dont nous reflétons toute la diversité, de méditer sur les questions de valeurs et contre valeurs à promouvoir ou à combattre ». C'est ainsi qu'une commission Ad ‘hoc a été chargée de traduire en activités les orientations contenues dans le discours du Chef de l’État, activités déjà prises en compte dans le plan d'actions quinquennal actualisé.

Pour le président par intérim du CESOC, comme tout document de planification, le plan d'actions de son institution a pour vocation « d'assurer à nos interventions à la fois cohérence et interdépendance, tout comme il doit permettre aux différents acteurs de partager une même vision des objectifs poursuivis et une meilleure évaluation des impacts des actions sur les politiques publiques». Elhadj Akoli Daouel a aussi ajouté que, pour atteindre des résultats probants, le CESOC doit s'assurer une bonne et commune compréhension des rôles et responsabilités des organes de l'institution ainsi que de leurs animateurs, d'où la nécessité d'internaliser le champ et le mode d'actions du bureau, des commissions et de l'administration du CESOC en général.

Avant la fin des travaux de cette seconde session ordinaire, des communications seront présentées aux conseillers et auront trait à l'immigration, à la construction de la citoyenneté, à l'organisation du sommet de l'Union Africaine au Niger, à l'assainissement du climat des affaires et au partenariat public-privé. En outre, des membres du Gouvernement seront auditionnés sur des thématiques d'actualité et d’intérêt général. Il en est ainsi du ministère en charge de l'Enseignement Primaire qui entretiendra les conseillers sur les impacts de certaines réformes de l'enseignement comme l'école de seconde chance, le passage en classe de sixième et l'évaluation des contractuels. Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant, quant à lui, développera les stratégies nationales de lutte contre le mariage précoce ou forcé. Le ministère de l'Agriculture et de l’Élevage sera lui auditionné sur les impacts de la Maison du Paysan sur la production agro-sylvo-pastorale. Enfin, le ministère des Mines évoquera avec les conseillers les impacts de l'exploitation de l'or sur l'économie nationale.

Avant de procéder à l'ouverture officielle des travaux de la seconde session du Conseil Économique, Social et Culturel au titre de l'année 2018, le président par intérim, Elhadj Akoli Daouel, a prié pour le repos de l’âme des disparus de l'épidémie de choléra, et a souhaité un bon rétablissement aux malades.

Souleymane Yahaya (Stagiaire)

28 septembre 2018
Source : http://lesahel.org/

 

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