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Guerre larvée entre Mohamed Bazoum et le Président Issoufou : Le feu couve, gare à l'explosion !

Issoufou Bazoum Guerre Selon des sources politiques roses dignes de foi, le feu couve et les échéances électorales à venir sont plus redoutées au sein du Pnds que dans n'importe quel autre parti politique. La Cause ? Les deux principales têtes de pont, le président de la République et véritable patron du PndsTareyya, et le ministre de l'Intérieur et président officiel du parti, se livreraient à une guerre larvée qui prend de plus en plus l'allure d'un bras de fer. Lors d’une réunion du conseil des ministres de début septembre 2018, les deux personnalités ont étalé leurs rancœurs et leurs divergences autour de certaines nominations. La nomination de Hachimou Hassane en qualité de directeur général de l'ARCEP [Ndlr : Agence de régulation des communications électroniques et de la poste], l'instance qui est née sur les cendres de l'ARTP [Ndlr : Agence de régulation des télécommunications et de la poste] et de Koubra Sani, ancienne militante de Kishin Kassa, nouvellement ralliée au PndsTareyya, à la tête de la toute nouvelle Agence nigérienne de diffusion (AND), auraient été particulièrement houleuses. Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum auraient eu des échanges aigres-doux, le premier ayant soulevé des considérations que le second a judicieusement fait tomber. Mohamed Bazoum a bataillé pour défendre ces deux nominations et si l'opposition et les arguments avancés par le Président Issoufou n'ont pas suffi à le désarmer, il est clair que la scène était très sérieuse pour ne pas alerter sur les empoignades à venir. Le Courrier, qui a reçu des informations dignes de foi, n'étalera pas, ici, la nature des arguments qui avaient été au centre des discussions entre les deux personnalités. Toutefois, il peut avancer que selon ses sources, citant un membre du gouvernement, la guerre larvée a déjà commencé et il est clair que chacune des deux personnalités mène une course de placement d'hommes dans les cercles de décision en attendant la grande bataille. Mais, en fait de grande bataille, chaque camp fourbit ses armes mais nourrit beaucoup de craintes quant à l'échéance fatale de la confrontation. Aussi, chacun des deux hommes joue à la repousser, ce qui accroît la méfiance et les rancœurs.

Déjà cinq des huit fédérations régionales PNDS ne cautionneraient pas une candidature de Mohamed Bazoum à la présidentielle pour le compte du PndsTareyya

La course effrénée que mènent les deux hommes est d'autant insolite que le Président Issoufou, selon la Constitution nigérienne, n'a plus le droit de se représenter à l'élection présidentielle. Président du PndsTareyya, Mohamed Bazoum est considéré par nombre de voix, à l'intérieur et en dehors, comme le candidat naturel du parti. Une probabilité aussi mince que le fil d'une aiguille, fait remarquer notre source. Selon ses confidences, sur les huit fédérations régionales que compte le pays, cinq sont déjà notoirement connues réfractaires à toute idée de désignation de Mohamed Bazoum pour défendre les couleurs du Pnds à la présidentielle. Une information récemment confirmée par une autre source qui a son mot à dire au PndsTareyya. La tenue récente des conseils fédéraux du PndsTareyya ne présagerait d'ailleurs rien de bon pour le président actuel du parti. Et tout porte à croire que si Mohamed Bazoum a fait des nominations dans l'administration qui est son terrain de prédilection, le Président Issoufou, lui, semble avoir investi ses efforts dans le renouvellement des structures du parti et dans le débauchage de militants d'autres partis politiques qui sont autant de mercenaires prêts à porter toutes les missions. N'est-ce pas ainsi qu'a commencé le tazartché ?

29 septembre 2018
Source : Le Courrier

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