Du rifif à l’INJS : Kassoum Moctar, dans ce qu’il sait faire de mieux

Kassoum Moctar INJSUne inspection financière récemment menée à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) a révélé un présumé détournement de 103 millions. Un délit dont on soupçonnerait le secrétaire général et le comptable d’être les auteurs. Selon nos sources, ce dernier serait un parfait inculte en matière de comptabilité placé à ce poste à dessein. N’ayant pas gobé le rôle du directeur général dans cette inspection financière qui épingle un de ses militants, Kassoum Moctar n’a rien trouvé de mieux à faire que de signer un arrêté pour suspendre l’intéressé, pourtant nommé par décret. Et pour montrer ses muscles à ceux qui semblent ignorer qu’il fait partie de ceux qui violent impunément les lois dans ce pays, il désigne comme intérimaire le secrétaire général sur lequel pèsent les soupçons de détournement. L’affaire fait grand bruit dans les milieux des sports. Mais Kassoum Moctar n’en a cure. Il n’est pas de toute façon à son premier coup. Cité dans de nombreuses affaires, il est accusé tantôt d’avoir fait main basse sur tel ou tel fonds, tantôt de tordre le coup aux lois. C’est le cas lorsque la villa de 50 millions du champion du monde de Taekwondo est devenue, entre ses mains, une modeste maison de campagne, d’ailleurs inachevée. C’est également le cas, récemment, lorsqu’il a été signalé dans un dossier obscur lié au village chinois qu’il aurait l’intention de céder à des promoteurs privés pour quelques centaines de millions FCFA.Selon des informations dignes de foi, Kassoum Moctar a entrepris de céder le village chinois à une société dénommée Translog pour un coût de 420 millions FCFA. L’acquéreur prendra ainsi possession du village chinois qu’il mettra en exploitation pendant une période dont Le Courrier n’a pas eu mention. Certaines sources parlent d’une agence immobilière dénommée Lallé Hattara et qui ne serait pas étrangère à Kassoum Moctar. Pourtant, le Conseil d’administration a carrément refusé de mettre en exploitation libre le village chinois qui accueille les athlètes ainsi que tous les acteurs du secteur sportif venant de l’intérieur du pays pour des sommes modiques. Ce n’est pas terminé. On l’accuse également d’avoir cédé, en contrepartie d’argent, plusieurs hectares du terrain réservé pour la construction d’une bibliothèque nationale.

Laudateur de Mohamed Bazoum, Kassoum Moctar a eu maille, pour la première fois, avec la justice, dans une affaire de détournement présumé de biens sociaux lorsqu’il était maire de la ville de Maradi. Malgré les preuves accablantes contre lui, il s’en est sorti, après quelques mois d’incarcération à la maison d’arrêt de Kollo. Son parti a d’ailleurs rendu publique une déclaration pour demander la dissolution de la Halcia dont le tort est de l’avoir épinglé. En somme, l’homme est un récidiviste notoire. Affaire à suivre

07 octobre 2018
Source : Le Courrier

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