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Poursuite des travaux en séance plénière à l’Assemblée nationale : Le ministre de la Santé publique répond aux questions d’actualité relatives à la situation sanitaire à Magaria et à l’hôpital de Bouza

Idi Illiassou Mainassara Assemblee Nat 01Les travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l’année 2018 dite session budgétaire se sont poursuivis samedi dernier à l’hémicycle de l’Assemblée nationale sous la présidence SE. Ousseini Tinni, président de ladite institution. Cette plénière a concerné les questions d’actualité avec l’interpellation du ministre de la Santé Publique, Dr Idi Illiassou Maïnassara pour répondre à deux questions d’actualité relatives à la situation sanitaire dans les départements de Magaria et de Bouza. La séance plénière s’est déroulée en présence du ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Les questions d’actualités sont organisées deux samedis sur quatre au cours desquelles, les députés nationaux interpellent des membres du gouvernement pour être éclairés sur l’action gouvernementale. Elles sont précises et concises avec un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable, ni publiées au journal officiel. Samedi dernier, les parlementaires ont interrogé le ministre de la Santé publique pour répondre à la vidéo circulant sur les réseaux sociaux où une pédiatre de l’ONG Médecin Sans Frontières (MSF-Suisse) décrivait la situation dramatique de morbidité des enfants de Magaria suite à un pic de paludisme. Ensuite une autre question sur les dispositions que compte prendre le Ministère de la Santé publique pour équiper l’hôpital départemental de Bouza réceptionné depuis novembre 2015.

Dans sa réponse à la question du parlementaire, le ministre de la Santé Publique a indiqué qu’il avait effectué une mission avec les responsables de l’ONG Médecin Sans Frontières au Niger. Il ressort après le constat que toutes les informations diffusées dans la vidéo sont fausses. Elle parlait de 298 décès en un seul mois au niveau de l’hôpital de Magaria en raison de dix (10) décès par jour. Selon le ministre Idi Illiassou Maïnassara, c’était en présence des responsables régionaux et départementaux que, « nous avons pris le registre pour vérifier la banque de données. Nous avons un agent de l’Etat positionné au niveau de cette unité du 1er janvier au 30 septembre 2018 où il est démontré que le département de Magaria a enregistré 75 000 cas de paludisme dont 123 décès où 105 ont été notifiés par l’ONG Médecin Sans Frontières. Ceci démontre que les informations sont erronées. D’ailleurs sur les 105 cas de décès notifiés, il ya 14 identifiés à Doungas dont les mêmes noms se répètent à Magaria », a dit Dr. Idi Illiassou Maïnassara.

Pour mieux s’informer, la délégation ministérielle a vérifié le registre de néonatologie en présence de la presse et de la pédiatre de Médecins Sans Frontières. A ce niveau, dix (10) décès ont été identifiés de la date du 02 au 30 septembre 2018. « J’ai demandé à la pédiatre sur quelle base, elle a véhiculé ses informations, elle n’a pas répondu », a-t-il dit. C’est ainsi, que le chef hiérarchique de la pédiatre a décliné la responsabilité de l’ONG en disant qu’elle n’a pas eu d’autorisation pour véhiculer cette fausse information. C’est pourquoi, le ministre de la Santé publique a pris la décision de donner 48 heures à la pédiatre pour quitter le Niger. « Si c’était l’ONG Médecins Sans Frontières qui avait commandité cette information, nous avons des textes à appliquer. Cependant, après une réunion à la Primature, les responsables de l’ONG ont pris l’engagement de retirer la vidéo de la toile et de rédiger une demande d’excuse au gouvernement», a expliqué le ministre Idi Illiassou Maïnassara.

En ce qui concerne la prise en charge du paludisme au Niger, le ministre de la Santé Publique a dit que l’Etat et ses partenaires avec l’initiative du Président américain, ont acheté onze milliards huit cent millions de médicaments pour la lutte contre le paludisme. Au Niger quatre campagnes de chimio profilaxie contre le paludisme saisonnier sont programmées en 2018, dont déjà trois ont été effectuées selon le ministre. Quant à la 4ème, elle se déroule en ce mois d’octobre. « Au cours de quatre périodes de pic, les agents de santé communautaires vont de porte en porte pour donner gratuitement les produits. Je peux vous dire que les informations données par la pédiatre de Médecins Sans Frontières Suisse sont fausses », a réaffirmé Dr Idi Illiassou Maïnassara.

La deuxième question posée par le député Alio Abdoussalé porte sur l’hôpital de district de Bouza construit et réceptionné depuis novembre 2015 mais n’est jusque là pas encore équipé en matériels. Ceci constitue une préoccupation selon le député pour qui, le Ministère doit prendre des dispositions pour le fonctionnement de l’établissement sanitaire. En réponse à cette question, le ministre Idi Illiassou Maïnassara, a reconnu que ça fait trois ans que l’équipement de l’hôpital de Bouza tarde à venir. Mais, précise-t-il, le problème émane du fournisseur. En effet, « l’hôpital a été construit à 1 800 000 000FCFA dont tout est payé à l’entrepreneur qui, jusque-là n’a pas livré le matériel. Face à ce problème, un autre a été recruté, mais jusqu’à présent sans suite. Mais, comme nous avons touché le bailleur à savoir l’Union Européenne, le responsable m’a confirmé que le dossier aura une issue heureuse. Il faut dire que, le problème ne dépend pas du gouvernement. Nous allons acculer les fournisseurs pour terminer le contrat d’ici le premier trimestre 2019. Déjà en fin 2018, nous aurons dix (10) hôpitaux modernes de district qui vont être fonctionnels », a annoncé le ministre de la Santé Publique.

Seini Seydou Zakaria(onep)

08 octobre 2018
Source : http://lesahel.org/

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