Crise de succession au Pnds : Mohamed Bazoum confirme, Mahamadou Issoufou dément

Issoufou Bazoum Interview TelevisonQui dit vrai et qui hallucine ? Interrogé par TV5 Monde où ses pas l’ont conduit en marge de la réunion du G5 Sahel à laquelle il a pris part à Paris, en France, Mohamed Bazoum, le candidat investi du Pnds pour l’élection présidentielle prochaine, a confirmé que l’immixtion de Mahamadou Issoufou et son parti pris en sa faveur était effectivement une façon de mettre un terme aux zizanies que les ambitions individuelles ont créées au sein du parti. Et s’il ne l’a pas clairement nommé, le ministre de l’Intérieur a toutefois fait une allusion assez claire à Hassoumi Massoudou, l’ancien ministre des Finances qui a été finalement limogé du gouvernement pour lui faire le boulevard que l’on sait. Connu pour n’avoir pas sa langue dans sa poche, Mohamed Bazoum n’a, donc, pas tergiversé face à la journaliste de TV5 Monde, ni cherché midi à 14 heures « C’est un agenda qui nous a été imposé par quelques soucis dans la préparation de la campagne », a dit Mohamed Bazoum, non sans préciser que dans des circonstances ordinaires, ils auraient envisagé les choses plus tard. Et lorsque la journaliste lui demande si c’est pour mettre fin aux querelles de succession qui ont vu le jour au sein du parti, il répond sans ambages « Oui, c’est aussi pour que nous créons les conditions d’une plus grande cohésion au sein de notre parti » Une version démentie par Mahamadou Issoufou qui faisait face à Fogué Aboubacar de Télé sahel dans le cadre du bilan de ses huit années de pouvoir. Interrogé sur cette crise que le Pnds a connu et dans laquelle il est directement intervenu, Mahamadou Issoufou a balayé du revers de la main le fait qu’il y ait eu crise au sein du parti rose.

S’il a démenti l’existence d’une crise au sein du Pnds et qui l’a amené à sévir contre Hassoumi Massoudou, Mahamadou Issoufou s’est sans doute fait plus royaliste que le roi. Mohamed Bazoum, qui a souffert de cette crise et qui sait à quoi il a échappé est certainement celui dont les propos reflètent mieux la réalité. Les Nigériens en savent quelque chose et nombre d’observateurs estiment que ce n’est que la première mi-temps du match.

Doudou Amadou 

16 avril 2019
Source : Canard en Furie

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