Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Ouagadougou (Burkina Faso) : Concertation pour mieux affronter les menaces sécuritaires en Afrique de l’ouest

Le Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, a officiellement ouvert cette rencontre sur le terrorisme, dans la matinée du samedi 14 septembre 2019, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Outre les dirigeants des pays membres de la CEDEAO, la conférence a enregistré la participation des Chefs d’Etat du Tchad et de la Mauritanie.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution de bienvenue du Président du Burkina Faso, SEM Roch Marc Christian Kaboré, celle du Président de la Commission de la CEDEAO, M. Jean-Claude Kassi Brou et le discours d’ouverture du Président en exercice de la CEDEAO.

Le Président du Burkina Faso a dans une allocution, souhaité la bienvenue à tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’aux Représentants des pays et institutions invités à ce Sommet extraordinaire de la CEDEAO. SEM Roch Marc Christian Kaboré a remercié « tous les pays et Institutions partenaires, pour le soutien qu’ils continuent d’apporter aux efforts et actions que nous menons dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. ».

Le Chef de l’Etat du Burkina Faso a affirmé que « la paix et la sécurité dans notre région restent au cœur de nos préoccupations communes », ajoutant que les Chefs de l’Etat vont lors de cette rencontre, « réfléchir ensemble sur une approche concertée et efficace pour mieux affronter les menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest et au-delà. ».

Dans son intervention, SEM Issoufou Mahamadou a indiqué que le terrorisme, l’extrémisme et le crime organisé dans la région, constituent « pour nous une triple menace : menace à la paix et à la sécurité des personnes et des biens, menace contre nos institutions démocratiques, menace pour notre développement économique et social ». « Ces menaces, amplifiées par la crise Libyenne, concentrées initialement dans la région du Sahel et dans le bassin du Lac Tchad, se déplacent progressivement vers le Sud avec le risque de concerner l’ensemble des Etats de notre communauté », a-t-il expliqué.

Malgré toutes les dispositions prises et les moyens utilisés pour faire face à la situation, on constate que « les terroristes font preuve d’une résilience étonnante : leur menace se fait de plus en plus persistante et inquiétante et s’étend dans l’espace ».

« Faut-il trouver un substitut au dispositif actuel ou faut-il le renforcer ? La réponse à cette question, quelle qu’elle soit, doit tenir compte de l’urgence de la situation », a souligné le Président Issoufou Mahamadou, avant d’affirmer que « le renforcement des capacités nationales et conjointes me semble mieux répondre à cet impératif. »

« Cela signifie qu’il faut renforcer les capacités opérationnelles et de renseignement de la Force Mixte Multinationale et de la Force Conjointe du G5 Sahel qui opèrent respectivement dans le bassin du lac Tchad contre Boko Haram et dans le Sahel », a-t-il expliqué. « Cela signifie que nous devons renforcer les capacités opérationnelles et de renseignement des forces de défense et de sécurité au niveau national », a-t-il ajouté. « Cela signifie également la mise en place d’une coordination efficace entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé », a poursuivi le Chef de l’Etat.

Abdourahmane Alilou AP /PRN

16 septembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

Imprimer E-mail

Politique