A la Primature : Le Premier ministre signe un document d’engagement du gouvernement en faveur des droits des enfants

La Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) souffle sa 30ème bougie, demain 20 novembre 2019. A l’occasion de l’anniversaire de cette convention adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989, une date qui est également la journée mondiale de l’enfant depuis 1954, le Premier ministre, Chef du gouvernement, M Brigi Rafini a reçu une délégation d’enfants nigériens pour une séance d’entretien sous format de questions-réponses. C’était en présence de la ministre de la Promotion de la femme et de la protection de l’enfant, Mme Elback Zeinabou Tari Bako et de la Représentante résidente l’UNICEF au Niger, sponsor de la rencontre, Mme Félicité Tchibindat.

Il s’agissait d’une sorte d’interview à bâtons rompus au cours de laquelle la demi-douzaine « d’enfants-journalistes » accompagnés par le staff de l’UNICEF. ont en effet posé un certain nombre de questions relativement aux droits de l’enfant, à leur respect et à leur protection au Niger. Répondant aux questions sur la CDE, le Chef du gouvernement a réitéré l’engagement de tous les gouvernements qui se sont succédé en soulignant que le Niger a toujours œuvré à l’effectivité des droits des enfants. « Mieux le gouvernement de la 7ème République en a fait sa priorité en cohérence avec l’engagement du Président Issoufou en faveur des droits des enfants » a dit le premier ministre. Et cet engagement a été respecté de bout en bout car, le gouvernement a depuis lors travaillé pour protéger et promouvoir les droits énoncés dans la CDE et autres instruments internationaux et nationaux.

M. Brigi Rafini a rappelé que la Constitution de la République confère des droits aux enfants tels que ceux liés à l’éducation, à la santé, à la vie saine et décente, à la protection contre toute forme d’abus. Le Chef du gouvernement a exhorté tous les acteurs à œuvrer pour la même cause et promis aux enfants que le gouvernement et ses partenaires continueront à œuvrer pour appliquer tous les engagements contenus dans les textes nationaux et dans les instruments internationaux dont la CDE pour un plein épanouissement de l’enfant et la jouissance de l’effectivité de ses droits. « Nous travaillerons pour améliorer vos conditions de vie pour que vous nous preniez bien en charge quand vous serez grands et que nous nous vieillirons », a-t-il dit aux enfants.

Sur la question de savoir pourquoi certains enfants ne vont pas à l’école alors que l’éducation est un droit, le Premier ministre a situé la responsabilité première au niveau de certains parents qui n’ont pas encore bien compris l’intérêt de l’école et au niveau de certains enfants qui refusent d’y aller. « L’Etat a créé les conditions pour une école gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans et la situation s’améliore de plus en plus et l’on s’achemine vers une scolarisation universelle » a-t-il souligné. Concernant la question sur les parents qui paient la scolarité de leurs enfants, le Chef du gouvernement a expliqué que cela relève de leur choix puisque l’école publique est gratuite a-t-il rappelé. Sur la mendicité des enfants, M. Brigi Rafini a expliqué qu’il s’agit d’une situation préoccupante, un phénomène inadmissible que le gouvernement s’attèle à combattre. S’agissant des enfants des Diffa et autres régions en insécurité, le Premier ministre a rassuré les enfants que le gouvernement et ses partenaires font de leur mieux pour protéger les enfants, assurer leur scolarité à travers diverses mesures. Il a appelé à la solidarité de tous pour apporter le maximum de soutien moral et d’appuis et assistance pour tous les enfants que cette insécurité a affectés.

A l’issue de l’interview, les enfants nigériens ont soumis à la signature du Premier ministre un document demandant au gouvernement son engagement quant au respect des droits de l’enfant au Niger. Devant les enfants, le Premier ministre, chef du gouvernement a signé le document dans lequel il dit : « Nous réaffirmons notre engagement indéfectible à respecter et à protéger les droits et les principes énoncés dans la Convention, et à identifier et à prendre des mesures concrètes et réalisables, assorties d’échéances précises, à l’égard de son application complète».

Zabeirou Moussa(onep)

19 novembre 2019
Source : http://www.lesahel.org/

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