Conférences-Débats à l’occasion de la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants : Des discussions sur la protection des enfants contre les conflits en tout genre

Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée Mondiale contre le Travail des Enfants, le Ministère de l’Emploi et du Travail a organisé, lundi dernier, une conférence- débat à l’auditorium de l’immeuble Caisse Nationale de Sécurité Sociale(CNSS). La thématique de l’édition de l’année 2017 est "dans les conflits et les catastrophes, protégeons les enfants du travail des enfants". C’est le conseiller technique du ministre de l’Emploi et du Travail, M. Ibrahim Souley Tayé, qui a procédé au lancement de cette conférence qui comprend deux communications.

Les deux communications ont été présentées par M. Mahamadou Moussa, Coordonnateur du Réseau des ONG et Associations de lutte contre le travail et la traite des enfants et M. Ibrahim Balla Souley, Inspecteur du Travail et Conseiller Technique du Ministre de l’Emploi et du Travail. Dans son introduction à cette conférence, le conseiller technique du ministre de l’Emploi et du Travail M. Ibrahim Souley Tayé, a souligné l’importance de la célébration de cette journée par tous les membres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

Cette journée, a-t-il dit, est importante car elle met en avant les calvaires que vivent les jeunes enfants, et les efforts en vue de les épargner de tous ces maux. Les conflits et les catastrophes ont malheureusement un impact négatif sur la vie de ces enfants. Ils sont les premières victimes, et c’est pour cela, a-t-il rappelé, que l’Etat et les partenaires ont l’obligation de préserver les services sociaux de base et les besoins fondamentaux des enfants. M Ibrahim Souley Tayé a ensuite passé la parole aux conférenciers dont Il a loué la qualité au vu de leurs riches expériences acquises pendant quinze ans dans la lutte contre le travail des enfants.

Mahamadou Moussa Coordonnateur du Réseau des ONG et Associations de lutte contre le travail et la traite des enfants (RELTEN) a fait ressortir au cours de sa communication la nuance entre conflit et catastrophe. «Quand on parle de conflits, les gens voient automatiquement les conflits armés alors que les premiers conflits auxquels l’enfant fait face, c’est au niveau familial, précisément sur la prise en charge de l’enfant. Une tâche qui incombe au père, à la mère, à l’Etat et à la communauté mais qu’ils n’ont pas assurée aux enfants. Ce qui passe par la création d’infrastructures notamment les centres éducatifs, les centres sanitaires et les centres de loisirs. L’Etat a l’obligation de prendre en charge les besoins fondamentaux de l’enfant » a expliqué le coordonnateur du RELTEN.

Il a insisté sur la convention 182 de l’OIT pour préciser que l’Etat doit s’organiser pour mieux la mettre en application. Là où il y’a les conflits, il faut un suivi régulier des enfants. En 1999 lorsque la convention 182 a été adoptée, plusieurs Chef d’Etats ont soutenu la convention en mettant fin à l’exploitation des enfants dans leurs pays. Le second exposant a mis l’accent sur les différentes conventions et protocoles signés par le Niger.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep