Visioconférence des ministres des Affaires Etrangères du G5 Sahel/UE sur la sécurité et le COVID 19 : Le ministre Kalla Ankouraou y a participé depuis Maradi

En visite dans la région de Maradi, le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, M. Kalla Ankouraou, a participé, lundi dernier par visioconférence aux côtés de ses pairs des pays du G5 Sahel et le Représentant de l’Union Européenne pour le Sahel, M. Joseph Borell, à la réunion du Conseil des ministres du G5 Sahel. Cette conférence qui a pour thème «la sécurité et le développement à l’épreuve de la COVID 19» a été présidée par M. Ismael Ould Cheik Ahmed, ministre Mauritanien des Affaires Etrangères et président en exercice du Conseil des Ministres du G5-Sahel.

Dans son intervention à cette conférence, le ministre Kalla Ankouraou a rappelé que c’est en juillet dernier que s’est tenue la dernière réunion à Ouagadougou. «Entre temps, beaucoup d’eau a coulé sous le pont», a-t-il souligné avant de saluer l’arrivée à l’Union Européenne de M. Joseph Borell et celle de nouveaux arrivants au poste de Ministre des Affaires étrangères, notamment ceux du Tchad et du Mali. Le ministre des Affaires étrangères a aussi rappelé que d’importantes décisions ont été prises aux réunions de Bruxelles et de Ouagadougou en 2019, décisions complétées par le sommet de G5 Sahel qui a vu la participation des personnalités importantes de l’Union Européenne. «Nous avons aussi connu le sommet de Pau sur la lutte contre le terrorisme. Avec des décisions courageuses et de vision de nos chef d’Etats nous avons pu renverser la situation sur le plan sécuritaire» a-t-il dit.

M. Kalla Ankouraou a soutenu que même si aujourd’hui les situations ne sont pas les mêmes dans tous les pays, pour la zone des trois frontières et la partie Nord du Niger, il y a à se féliciter du succès du combat mené par les forces armées nationales, en collaboration avec la force Berkane et avec les Forces Takouba. «En dépit de la situation du Mali que nous avons connue, on peut dire qu’il y a eu plus de peur que de mal du point de vu sécuritaire. Il n’y a pas eu une aggravation de la situation, bien au contraire, les autorités actuelles au Mali, me semble-t-il, sont en train de faire des prouesses pour maintenir la sécurité au sein de leur frontière» a-t-il dit.

En termes de partenariat, le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur relève qu’il y a eu des progrès remarquables, surtout au niveau du pilier 3 de la coalition, à savoir le retour de l’Etat dans les zones fragiles y compris ce qui aurait pu favoriser la mise en œuvre du pilier 4, le développement de ces zones.

A propos de la COVID 19, le ministre Kalla Ankouraou a indiqué que tous les ont vécu dans leur chaire cette maladie, peut être beaucoup moins en terme sanitaire, dans la mesure où nous ne sentons plus ce virus chez nous avec la découverte d’un (1) cas avéré tous les deux jours. Toutefois il a reconnu que cette pandémie a causé des dégâts car il a fallu revoir toutes les prévisions de développement économique pour les adapter à la crise. «Nous voudrons ici remercier les appuis multiformes que nous avons eu de par le monde pour faire face aux conséquences catastrophiques de la COVID 19. Nous souhaitons que tout cet appui puisse être maintenu dans la mesure où nous vivons encore avec le virus» a-t-il dit.

A propos des Droits de l’Homme, le ministre Kalla Ankouraou a indiqué que l’Europe a de plus en plus un souci de ce côté. Pour lui, dès qu’il y a un cri d’alarme, des enquêtes s’imposent afin de déterminer ce qui s’est réellement passé. «Nous avons eu cette alerte, nous avons commandé une enquête administrative de l’inspection générale des armées et une enquête de la Commission Nationale des Droits Humains. Les données par rapports à ces enquêtes sont par endroit contradictoires, nous avons pensé transmettre toutes les enquêtes qui ont été faites sur le sujet à la pour faire la lumière» a-t-il dit.

«En termes de bilan, il est mitigé car nous avons passé une période de gâchis à cause de la COVID 19 et nous n’avons pas avancé au point de vue du développement économique, des investissements dans les zones fragiles», a estimé le ministre Kalla Ankouraou.

Tiémogo Amadou

ANP-ONEP Maradi

11 novembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/