Processus électoral 2020-2021 au Niger : Rencontre entre le comité des sages et les partenaires techniques et financiers

Processus électoral 2020-2021 au Niger : Rencontre entre le comité des sages et les partenaires techniques et financiers

Les Nigériens seront appelés aux urnes dans quelques jours. Ainsi, pour permettre d’amorcer ce tournant dans la paix et la sérénité, la commission nationale des droits humains (CNDH), avec l’appui de ses partenaires et conformément à son mandat constitutionnel, envisage de jouer un rôle primordial dans la conduite de l’observation du processus électoral axé sur le respect des droits de l’homme. C’est à cet effet que le comité des sages, installé depuis 2016, a été réactivé depuis quelques mois conformément à l’agenda de la commission dans le cadre des élections générales 2020-2021. Les membres de ce comité de sages sont présentés aux partenaires techniques et financiers, hier matin, à Niamey, lors d’une cérémonie organisée à cet effet. 

A quelques jours des élections générales, a relevé la vice-présidente de la CNDH lors de la rencontre, Mme Sidikou Fatoumata, le constat qui se dégage en plus des problèmes de pauvreté, de sous-développement et d’insécurité qui accablent notre pays, l’on doit aussi faire face à un processus électoral aux conséquences imprévisibles. «Des facteurs interactifs de conflits s’observent tant au niveau du cadre  juridique régissant le processus électoral qu’au niveau des institutions et acteurs impliqués dans le processus électoral », a-t-elle indiqué.  En effet, a-t-elle ajouté, les périodes électorales sont par excellence des moments de compétitions politiques et d’expressions plurielles des opinions, pouvant induire des tensions sociales  dans un pays. C’est pourquoi, a déclaré Mme Sidikou Fatoumata, « des actions de prévention des conflits électoraux sont nécessaires afin d’assurer un bon déroulement du processus notamment à travers le monitoring des droits de l’homme et l’encadrement indépendant de l’observation électorale sont des garanties pour un déroulement d’élections apaisées, transparentes, crédibles et inclusives».

C’est dans cet esprit, a-t-elle dit, que la commission nationale des droits humains, avait mis en place depuis les élections de 2016 un comité des sages, qui fait partie des activités contenues dans une note conceptuelle pour le monitoring des élections axées sur le respect des droits humains.  Ce comité, selon la vice-présidente de la CNDH, est composé d’éminentes personnalités nationales et reconnues pour leur impartialité et leur non-appartenance politique.

Pour sa part, M. Issa Sadou, chargé de programme de UNFPA, a souligné les raisons qui  ont poussé  le système des Nations Unies  au Niger en général, et UNFPA en particulier, à appuyer la CNDH à mettre  en place ce comité des sages. C’est en effet, entre autres, pour «permettre à chaque citoyen de jouir de tous  ses droits politiques, économiques et sociaux tout en accomplissant ses devoirs, il est nécessaire que le pouvoir soit exercé de manière démocratique. Et pour que le pouvoir soit exercé  de manière démocratique, il faut que les dirigeants soient choisis dans la liberté, la transparence, l’égalité et de manière inclusive et apaisée », a déclaré M. Issa Sadou. «Ensemble, nous devons travailler pour investir dans la paix et la sécurité nationale, non seulement comme des fins  en soi, mais aussi comme un passage  incontournable  vers l’objectif plus global de développement durable du Niger», a affirmé le chargé de l’UNFPA.

Par Issoufou A. Oumar(onep)

13 novembre 2020

Source : http://www.lesahel.org/