Continuité Vs changement : Le désarroi d’une équipe perdante acculée à la retraite politique

Le Niger est un pays extraordinaire où le mensonge brille souvent comme un soleil d’avril, un pays dans lequel le cynisme et le faux sont quelques fois applaudis hypocritement. Dans la fièvre du second tour dont les Nigériens saisissent aujourd’hui l’enjeu pour comprendre qu’il s’agit d’une occasion, que dire, d’une chance à saisir pour sauver un pays ruiné par un socialisme belliqueux et prédateur, détruit tant à travers les valeurs qui le distinguent qu’à travers sa gestion économique et politique. Notre démocratie, ces dix dernières années, a connu, les pires avanies de son histoire par les comportements inconsidérés d’un socialisme complexé et avarié. Les Nigériens ne se sont jamais aussi inquiétés pour leur pays que sous cette ère de socialisme aujourd’hui en état de putréfaction avancé au point où, comme une charogne, son explosion imminente et inexorable, effraie dans l’empire rose.

Arrivés au pouvoir, pour, prétendaient- ils, gouverner autrement, les socialistes se mirent à saper les fondements sur lesquels se base la viabilité d’une jeune nation nigérienne qui se construit laborieusement depuis 1960, souvent dans le défaitisme de citoyens aigris qui le regardent dans ses différences pour s’en servir à des fins politiciennes. C’est à croire que les socialistes n’ont jamais cru que le pouvoir d’un homme, non pas que du point de vue où l’homme, qui qu’il soit ne peut être éternel car périssable comme un autre, a, forcément, même du point de vue constitutionnel une fin et voilà que dix années sont allées trop vite, déjà, on voit avril 2021 qui arrive au galop, terriblement, annonçant la fin de la belle époque rose vécue comme dans un cauchemar. Le compte à rebours a donc commencé.

On veut d’ailleurs, malgré une volonté ( ?) de partir après deux mandats légaux, voir chez bien d’acteurs, l’anxiété d’un départ annoncé, peut-être surtout de l’échec certain d’une continuité mal négociée, mal managée. On comprend que les jours qui arrivent fassent peur, souvent trop peur et notamment pour des gens qui ont conscience, enfin, d’avoir mal gouverné, mal géré pour redouter de répondre de leur gestion mafieuse. Peuvent-ils alors mal vivre la responsabilité de répondre de leur gestion, de faire face à eux-mêmes et comprendre à quelle déroute peuvent conduire des surdités et un entêtement ?

Les surprises de l’histoire….

On l’a souvent rappelé, et les socialistes n’en ont jamais tenu compte, fort de leur suffisance à croire qu’ils peuvent tout régenter ici-bas, dans le pays où ils ont cru avoir mis à genoux tous les hommes pour les avoir éternellement soumis à leur pouvoir et à leur volonté. Or, quoi que l’on puisse être fort, homme, l’on n’est qu’une misérable poussière qui subit l’histoire dans l’illusion que l’on a souvent d’en être un acteur incontournable qui détermine son cours. Aujourd’hui les forçats de l’Histoire peuvent se rendre compte à quel point certaines de ses commandes leur échappent et que, désormais, ils subissent le choc violent de ses vagues incontrôlables, devenant par la suite les victimes tristes d’un jeu dont ils ont cru être les irréductibles maîtres.

Pour rester maîtres du jeu, les socialistes ont d’abord passé par ce qu’on a appelé dans la presse le concassage qui visait méthodiquement les plus grands partis, avec la CDS qui passaient la première au laboratoire de la Renaissance pour être disséquées, jetée en lambeaux à la gloire d’un cobaye qui ne pouvait pas comprendre son instrumentalisation, et qui aujourd’hui, devenu le dindon de la face d’un jeu auquel il s’est laissé aller comme une marionnette, il vit en silence les douleurs de ses remords, complètement éteint politiquement sans aucun espoir de résurrection. Puis, ce fut le tour du MNSD-Nassara, d’Amin-Amen, du MPR-Jamhuriya, des alliés qui ne comprirent jamais les cynismes d’un ami politique qui ne pouvait avoir de scrupule à les détruire, démarchant et poussant bien de leurs membres à se rebeller contre leurs partis. Ainsi, beaucoup de partis avaient été émiettés, disonsle, concassés. Puis pour achever le travail, le système devrait s’attaquer frontalement à des adversaires qui gênent. Ainsi commençaient les déboires de Hama Amadou, devenu la bête noire du système. En vérité, depuis le début de l’alliance avec son parti, l’on avait eu écho de son plan machiavélique qui voudrait que l’alliance avec le Moden-Fa/Lumana ne dure qu’une petite saison, le système envisageant de mettre en oeuvre son plan de destruction, notamment en cherchant tous les moyens par lesquels, le régime pouvait justifier «l’isolement» de Hama Amadou sur l’échiquier politique. Beaucoup de gens avaient eu vent de ce machiavélisme, mais informé, peut-être que le parti n’avait pas voulu aller au-devant des événements, pour laisser les puissants du nouveau siècle agir à leur guise. Et ils comprirent tard qu’on n’est jamais indéfiniment maître du jeu, qu’on n’est jamais le plus fort tout le temps. Hama avait été écarté par les moyens que l’on sait et théoriquement Issoufou et son candidat n’avaient plus rien à craindre pour faire passer le candidat imposé etce dès le premier tour ainsi que le candidat le rêvait lui-même. Mahamane Ousmane est lui débarrassé de son parti la CDS et de toute son histoire, et on avait cru qu’il est complètement enterré politiquement pour élargir l’autoroute au nouveau conquérant. Les enfants de Machiavel qui ont bu aussi à la source de Nietzche ne pouvaient pas savoir que Dieu restait au contrôle, seul Maitre des destins des hommes.

Le surgissement spectaculaire et déroutant d’une Opposition «morte»

Les élections arrivèrent, redoutées dans les incertitudes par leur conduite cavalière de la part d’hommes qui voulaient ainsi s’en servir à assoir leur suprématie artificielle sur l’échiquier politique. Le Pnds-Tarayya devrait régner sur tous les partis politiques et ont avait entendu dans ce désir et ce délire de s’éterniser au pouvoir, après avoir écarté sans la manière le sieur Hassoumi Massaoudou, un plan ridicule par lequel, le parti de Bazoum voulait conserver en trois décennies le pouvoir au Niger – on ne sait pour en faire quoi. Mais le destin a choisi une autre direction au cours de l’Histoire. Le coup K.O. a échoué tragiquement et le fiasco a été ressenti dans l’empire des Roses comme un coup de massue terrible. Et voilà qu’en jouant ensemble, les deux hommes, ceux qu’ils ont le plus martyrisés et traqués, s’imposent à eux, pour un duel final des élections présidentielles de février prochain. Depuis, c’est la débandade au Guriland, avec un candidat et son coach dans le désarroi de leur plan qui foire. Depuis quelques jours, les langues se délient dans des spéculations oiseuses autour de leur voyage en France, qui, de l’avis de bien d’analystes, ne peut être le fait d’un hasard. Cherchent-ils chez le Maître Blanc un plan de sauvetage pour cette candidature embourbée contre laquelle, un immense mouvement national et nationaliste se mobilise, décidé à faire échec à un complot contre le pays et ses intérêts dont les deux compères ne sont que les instruments. De cette immixtion, l’indignation est forte dans le peuple au point où des communautés de la diaspora aient décidé de manifester notamment devant l’ambassade de France aux Etats-Unis et en Belgique. La France ne peut pas en ce 21e siècle choisir pour le Niger surtout lorsqu’on est en démocratie et qu’il revient souverainement au peuple de se choisir en toute liberté un dirigeant. Et aujourd’hui seulement, Issoufou peut comprendre que sa perception de la tribalisation, en tout cas telle qu’il la conçoit ne peut marcher : c’est au peuple qu’il revient de choisir qui il veut, qui qu’il soit.

Dans l’étourdissement que ces impondérables ont causé au sein de l’empire, sur les réseaux sociaux et dans une certaine presse, l’on peut entendre ici et là, des propos distillés pour discréditer le tandem Ousmane- Hama pour le présenter sous de fausses analyses et représentations qui sont de l’ordre de la manipulation, oubliant que les Nigériens ont de la lucidité pour lire l’Histoire, pour comprendre les choses surtout qu’elles font partie de l’histoire contemporaine du pays. Mais avant, l’argument dont ils se servent à justifier l’alliance au profit de leur candidat serait la stabilité à assurer au pays, oubliant que lorsque des pans entiers du pays sont aujourd’hui désertés avec des foules d’hommes, de femmes et d’enfants qui errent par la seule faute de gouvernants incapables d’assurer leur sécurité, le pays est loin de connaitre une stabilité. Est-ce seulement de la stabilité lorsqu’une Assemblée godillot pouvait jouer à un semblant de démocratie, et qu’institutionnellement des instruments de la démocratie peuvent donner l’impression de fonctionner normalement, et qu’au même moment, le pays se déchirent, gagné par une psychose de l’insécurité qui s’étend territorialement et ce, à un moment où des partenaires qui prennent conscience de leur échec, se décident à se retirer du Sahel pour nous laisser gérer notre bordel, le Sahélisthan ? Quand on peut tuer des centaines de personne, chasser des milliers de personnes de leurs villages et qu’on donne l’impôt, en plus de ce qu’ils doivent à l’Etat, à une horde de bandits qui écument des parties du pays dans l’impuissance d’un régime préoccupé de garder le pouvoir, croit-on vraiment que cela fait de la stabilité ? Les Nigériens ne sont pas dupes et ils comprennent dans cette situation où sont leurs intérêts. Ils ne se tromperont pas de choix. Incha Allah, peut-on entendre ici et là.

Il ne faut pas se cacher la face, ce sont les résultats plus vrais du second tour, lorsque l’Opposition peut s’y impliquer à tous les niveaux pour empêcher la fraude et le vol, qui détermineront la stabilité institutionnelle par la légitimité du pouvoir que le peuple souverain aura choisi de confier à un des acteurs en compétition.Peuvent-ils d’ailleurs croire que lorsque la candidature de l’autre est récusée, du fait de sa nationalité d’origine douteuse, jamais justifiée, il pourrait être facile pour celui-là de gouverner un pays qui a décidé de ne pas croire à sa candidature, à plus forte raison à sa «présidentialité» ? Il se trouve d’ailleurs que cette majorité concoctée prouve à suffisance toute l’égoïsme et la malveillance qui ont habité les socialistes à fabriquer cette majorité complètement en déphasage avec le score d’un candidat qui peut avoir, et par quel moyen, 39% des suffrages quand dans le même scrutin, il s’en sort avec plus de 54% des places à la future Assemblée nationale ? On voit bien que la configuration du futur parlement, sur une telle base, est bien loin de relater la sociologie politique du pays et une telle grossièreté ne peut que conduire à une instabilité. Les partis politiques le savent pour comprendre aujourd’hui, que l’enjeu est de ne pas s’en préoccuper pour ne considérer que de reprendre le pouvoir pour faire droit à une volonté populaire désormais audible d’un peuple qui aspire à un changement, à ce Tchendji indispensable qui va relancer ce pays et faire respirer une démocratie devenue triste depuis des années.

Or, les socialistes oublient qu’ils ont créé une jurisprudence lorsqu’on se retrouve face à des exigences constitutionnelles qu’on ne veut pas satisfaire, trouvant, par la débrouillardise, des raccourcis pour échapper et agir selon ses humeurs et ses volontés. On se rappelle lorsqu’il fallait organiser des élections partielles pour remettre en jeu un poste de député décédé à Maradi, sachant qu’une telle élection pouvait révéler le degré d’impopularité de son pouvoir, il s’y était refusé et a concocté à la va-vite une nouvelle loi qu’il pouvait appliquer par rétroaction pour dire que le parti dont le député est décédé pouvait se choisir à loisir un remplaçant parmi ceux qui avaient échoué aux élections précédentes, sur son ancienne liste pour pourvoir le poste manquant. Il a trouvé ainsi le moyen de contourner la loi fondamentale sans que personne ne bronche pas même ceux qui ont pour mission d’être les gardiens de la Constitution.

Il n’est donc que normal que demain, lorsqu’un nouveau pouvoir arrive, qu’il casse une assemblée installée sur des bases que l’on sait fausses pour rétablir la légitimité de la représentation au parlement, avec des élections justes qui permettront à chaque parti de voir enfin son poids réel sur l’échiquier. Et on comprend que cela fasse trop peur. Il ne faut pas oublier que par les mêmes moyens dont le Pnds et ses gangs pouvaient se servir, lorsque le pouvoir changera de main, bien de députés pourront faire le choix souverain de défendre la légitimité du pouvoir et refuser d’être ces instruments aux mains de personnes qui n’ont jamais su gouverner pour tous, plus préoccuper de leur seul confort que de l’intérêt général. Du reste, la RDC a montré la voie. Cette histoire de majorité imposée qu’on voudrait préserver sur du faux ne prend personne car les Nigériens sont épris de justice et savent que tant que c’est pour restaurer la légitimité et la vérité des urnes, ils sauront consentir le prix car en vérité, tout le monde sait que le Pnds ne peut avoir seul 80 députés et le microscopique parti de Kassoum Moctar 8 élus, toute chose que son allégeance à Bazoum Mohamed pouvait lui valoir. Il se trouve d’ailleurs que la seule chose qui manque c’est le pouvoir aujourd’hui en jeu et dès que, trompant des acteurs qui, du reste l’ont déjà connu pour avoir commercé avec le Pnds dans le cadre d’une alliance, il se serait assuré de le reprendre, comme à ses habitudes, il se débarrassera de ses amis de circonstance qu’une conjoncture lui aura imposés pour gérer seul ainsi qu’il le veut et le rêve depuis des années. Or, un tel pouvoir aux mains d’un groupuscule, d’une camarilla revancharde, ne saurait faire le bien de ce pays. Tous les responsables politiques, peuvent-ils imaginer les risques qu’ils font prendre au pays en confiant le pouvoir entre les mains d’une mafia qui n’a fait que le mal à ce pays et à sa réputation ? Le choix entre Ousmane et Bazoum doit être un choix de raison pour le seul intérêt de ce pays qui a trop souffert et qui plonge dans le chaos par des hommes qui ont montré qu’ils n’ont pas de solution pour l’en sortir surtout quand on considère qu’on en est arrivé là par la «lumière» du parti, par le gourou du système socialiste qui s’apprête à partir. Il se trouve que le successeur qu’il s’est désigné pour l’imposer à son parti ne rassure pas les Nigériens, pas plus qu’il ne rassure à l’intérieur de son propre parti aujourd’hui divisé autour de sa candidature. Aujourd’hui au sein du Pnds plusieurs ténors se rient de ce qui arrive à un candidat qui se plante car n’avant jamais gagné l’assentiment de responsables majeurs du parti qui d’ailleurs brillé par leur absence autour du candidat «personnel » de l’autorité morale du Pnds en campagne.

Aussi, dans le même désarroi de perdre le pouvoir, toute chose désormais ancrée désormais dans l’esprit des princes, on essaie désespérément de rappeler la première cohabitation du Niger, expérience malheureuse mais pourtant enrichissante pour notre démocratie.

On veut présenter Hama Amadou et Mahamane Ousmane comme les protagonistes de cet épisode conflictuel dans la relation et la gestion politiques, oubliant l’artisan de l’ombre, celui qui, à l’époque avait des comptes à régler à un autre et qui, pour cette ambition, pouvait enfin s’acoquiner avec un parti, le Mnsd qu’il présentait alors, et depuis la conférence nationale, comme l’alpha et l’oméga de tous les malheurs du Niger. Pour ses besoins, le Pnds est capable de pactiser avec le diable, et les Nigériens l’ont compris pour comprendre que toutes les instabilités que le pats a connues, c’est par les intransigeances, les fermetés aveugles du Pnds qui, tant que ce n’est lui ou par lui, rien ne serait plus bon et juste dans le pays. Tout le monde sait qu’à l’époque, c’était le Pnds et son patron du moment qui tirait sur les ficelles. En homme d’Etat averti, Ousmane n’est pas du genre venir étaler dans la rue, les affaires d’Etat. Ayant des comptes à régler à Ousmane lorsqu’il ne réussissait pas à bien gérer une primature qu’il lui confiait dans le cadre d’une alliance dans laquelle il se retire de manière spectaculaire par une démission théâtralisée pour cacher un échec consommé, dans ses oeuvres, il se cherche dans son inconfort un nouvel allié. Il découvrit alors la délicatesse de la gestion d’Etat qui requiert plus que des discours, un pragmatisme qui lui avait manqué pour vouloir lui jeter l’anathème que son camp voulait instrumentaliser pour gérer selon sa convenance non selon le cahier de charge que le programme du président élu de l’époque – Ousmane – pouvait le laisser agir. Tous les Nigériens comprennent donc que s’il y a eu tiraillement, c’est bien par la faute du Pnds qui est incapable de compromis, de dialogue, de consensus ; du reste il vient de le prouver depuis dix ans qu’il est aux commandes du pays. Cet argument ne peut donc tromper personne.

Mais désormais, dans ce qui permet d’apprécier les jeux politiques, il oublie qu’il y a une donne essentielle que chacun peut comprendre. Il ne peut plus se targuer d’une quelconque virginité politique, car depuis dix ans, on l’a vu à l’oeuvre, on l’a découvert dans la gestion de la chose publique et tout le monde sait ce qu’il vaut pour comprendre qu’il est pour tous, à l’origine de toutes les instabilités et souvent de tous les malheurs que ce pays a connus. On vient de voir que le Pnds ne veut tout que pour lui seul, ne voulant rien partager avec un autre, tellement il a découvert que le pouvoir si doux pour réveiller en lui des égoïsmes démesurés.

L’autre argument farfelu qu’on peut entendre ici et là et qui montre à quel point les socialistes sont désorientés et anxieux dans la posture à travers laquelle ils entrevoient le deuxième tour. En effet, beaucoup d’entre eux, vainement – car franchement désespérés – tentent de présenter Hama Amadou comme le problème pour lequel, il ne faudrait pas partir avec ce dernier, ne se lassant pas le diaboliser. Pourtant, en d’autres temps plus heureux entre Issoufou et Hama, c’était Zaki lui-même qui présentait le président de l’Assemblée Nationale – Hama Amadou alors – à l’occasion d’une présentation de voeux de premier an à la présidence comme un homme d’Etat incomparable. Il a alors suffi qu’il rompe son alliance avec le Pnds pour qu’il devienne cette bête noire qu’on n’arrête pas de persécuter.

Pourtant qui ne sait pas que c’était lui qui faisait gagner feu Tandja Mamadou, et c’était lui qui avait permis à Issoufou Mahamadou d’arriver au pouvoir en 2011, et aujourd’hui grâce à lui, Mahamane Ousmane pouvait être propulsé à la deuxième place pour disputer la présidence de la République à son poulain qui a aujourd’hui du plomb dans les ailes. Depuis, tous ont compris ce que pouvait être ce Hama tant redouté et craint et pourquoi il est l’objet de tant de méchancetés, gratuites. L’homme, tant qu’on peut l’avoir avec soi, il est bon et quand il ne l’est pas il devient une peste et il faut le traiter comme tel : c’est de la logique socialiste. Les Nigériens comprennent les limites d’un tel raisonnement. Sans doute que ses adversaires souffrent de ce qu’après avoir fait un choix stratégique dans ces élections, il leur aura montré à quel point il est plus futé en politique et que par ce jeu des As qu’il opérait, sans que les adversaires ne s’y attendent, il revient dans le jeu, plus que jamais important à l’influer et à le déterminer contre ceux qui lui veulent tant de mal sans qu’ils ne disent aux Nigériens les raisons profondes d’une telle fixation. Hama est là, avec Ousmane, dans le jeu. On ne peut que faire avec et les Nigériens ont compris que c’est pour faire gagner le Niger, rien d’autre. Et contre les comploteurs. Tout le monde comprend que si Hama avait été cet homme sadique, ce pays serait plongé dans le chaos. C’est lui, depuis des années qui appelait ses militants à la retenue pour ne pas suivre des hommes qui pourraient ne rien perdre si ce pays se mettait à feu et à sang. Du reste l’on peut se rappeler cet appel du candidat de Mahamadou Issoufou qui appelait l’Opposition nigérienne à s’inspirer de l’exemple togolais pour le résultat macabre que l’on sait. Où est donc le souci de tels hommes politiques pour un pays et pour sa paix quand ils peuvent faire un tel appel au coeur de nos malaises ? Les Opposants avaient alors compris où il voulait conduire le pays. Aime-t-il vraiment le Niger, celui-là ?

Il faut donc arrêter d’infantiliser les Nigériens. Eux restent sereins pour attendre sereinement le 21 février prochain pour faire le choix responsable qui sauve du destin funeste que le socialisme promet à un pays qu’il a détruit et qu’il entend maintenir dans la même situation à travers sa promesse de continuité.

On a compris…entonnent les patriotes.

A.I