Amères vérités : Le 21 février sera sans doute, au regard de la mobilisation en faveur du changement, un jour nouveau

Quoi qu’on dise, le Nigérien est jaloux de son pays et du bienêtre de son peuple. Poussés à bout par une gouvernance des plus mafieuses, excédés par l’injustice, choqués par l’outrecuidance de gouvernants qui ne soucient guère que de leurs poches et de leurs comptes bancaires, ils sont décidés à se battre, corps et âme, pour sauver leur pays. Le sauver des mains de ceux qui, après 10 ans de règne sans partage, faits de pillages, de corruption et de détournements des fonds publics, comptent bien s’agripper au pouvoir. Quoi qu’il advienne et quels que soient les coûts à faire subir au peuple nigérien. Le second tour de l’élection présidentielle qui s’annonce dans quelques jours n’affiche pas, ils le savent, aucune bonne perspective. Le peuple nigérien, vent debout, de Bilma à Téra, compte bien les renvoyer aux vestiaires. Une bonne fois pour toute.

Le 21 février 2021 sera sans doute, au regard de la mobilisation en faveur du changement, un jour nouveau. Un jour dédié au changement à la tête de l’Etat et la fin de cette gouvernance scabreuse qui a ruiné le Niger. Le Niger, selon les tendances qu’on observe, va définitivement rompre avec cette logique de gouvernance qui fait passer les antivaleurs pour les grands mérites sur la base desquels sont promus des Nigériens. On triche, on fraude, on vend, on corrompt des dirigeants politiques et ça qu’on promet de continuer. Sans gêne. Une proposition indécente et injurieuse que les Nigériens sont déterminés à combattre, soit-il au prix de tout ce qui leur est cher. La bataille sera rude parce que le régime, pourri de ses forfaits divers, ne compte pas donner l’occasion au Niger juste, honnête et démocratique, de l’emporter. Et selon toute vraisemblance, tous les moyens seront utilisés pour ce baroud d’honneur.

Bazoum Mohamed ne peut pas gagner ce second tour. Et les leaders politiques qui l’ont soutenu, contre toute attente, ont sans doute été conduits à le faire grâce à des arguments que, eux-mêmes, n’oseraient jamais étaler sur la place publique. Le cas de Seïni Oumarou, en particulier, est choquant à plus d’un titre. Le voir s’afficher publiquement pour défendre sa position fait simplement froid dans le dos. Il confirme, si besoin est, l’adage qui dit que l’apparence est trompeuse. En soutenant Bazoum Mohamed au second tour après lui avoir contesté toute légitimité et toute légalité, Seïni Oumarou s’est politiquement tué, au-delà de toutes considérations liées à la morale. Il ne s’en relèvera sans doute jamais. Il peut continuer à menacer, à intimider les militants qui ont compris et qui refusent de le suivre sur cette voie sans valeur, sans honneur et sans dignité, mais il ne pourra jamais se laver de cette infamie qu’il a lui-même décidé de porter. Au nom et au profit d’un homme qui, pour lui, ne doit même se présenter en tant que candidat à la magistrature suprême. Haba, Mutané !

BONKANO