Message du ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale à l’occasion du 135ème anniversaire de la fête du travail : Le ministre Ibrahim Boukary rassure que les doléances des travailleurs seront examinées avec la plus grande diligence

A la veille de la célébration de la fête du 1er mai, communément appelée fête du travail, le ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, Dr Ibrahim Boukary, a livré un message. Dans son adresse, Dr Boukary a rappelé entre autres le contexte dans lequel se tient ce 135ème  anniversaire des  évènements douloureux de Chicago. Contexte, selon lui, caractérisé par la prévalence de la pandémie de la Covid-19 et la prise de fonction des nouvelles autorités issues des dernières élections. 

 Le ministre Boukary a tout d’abord indiqué que cet anniversaire symbolise la lutte permanente des travailleurs pour un monde épris de paix et de stabilité, pour l’instauration de relations professionnelles fondées sur des principes fondamentaux de justice sociale, d’équité et de respect de la personne humaine. Le 1er mai, a-t-il relevé, est aussi l’occasion pour les partenaires traditionnels et interdépendants du monde du travail, pour jeter un regard rétrospectif et critique sur la situation économique et social de notre pays, ainsi que les perspectives qu’offre celle-ci dans la lutte permanente que mènent les uns et les autres, en vue de garantir un mieux-être des Nigériens. «Dans notre pays, l’impact économique de la Covid-19 a été et demeure encore une menace pour l’emploi. Des centaines de travailleurs de certaines branches d’activités ont dû être mis en congé anticipé et/ou technique, dans des conditions qui ne garantissent pas souvent le maintien de leur rémunération, les privant ainsi des moyens de subvenir aux besoins de leurs familles», a regretté le ministre.

Dr Ibrahim Boukary a ajouté que c’est pour atténuer les conséquences de cette crise et restaurer la confiance publique, qu’un accent particulier est mis sur le dialogue sociale dynamique et sincère. «Cette année encore, je dois souligner que la persistance de cette crise sanitaire, qui frappe par vagues, nous commande de célébrer cette fête du 1er mai, dans le respect strict des mesures de prévention de la propagation de la pandémie de Covid-19 renouvelées et renforcées par le gouvernement», a-t-il déclaré. «La célébration du 1er mai intervient, cette année, au lendemain de l’investiture de SE. Mohamed Bazoum, Président de la République, Chef de l’Etat, élu sur la base d’un programme politique, intitulé ‘‘Programme de Renaissance Acte III’’ et de l’installation du nouveau gouvernement, conduit par SE Ouhoumoudou Mahamadou, premier ministre, Chef du gouvernement», a–t-il dit.

Selon le Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale, l’un des engagements forts déclinés par les nouvelles autorités est celui de fonder la promotion du développement de notre pays sur la consolidation des acquis démocratiques et de la continuité, dans le déploiement des efforts en vue d’assurer le progrès social et le bien-être des populations tant urbaines que rurales. C’est dans cette optique, estime le ministre que son administration s’attèlera à «promouvoir et protéger les droits au travail, à garantir davantage la liberté syndicale, à veiller au respect de l’âge minimum d’admission à l’emploi, à continuer à éradiquer toutes les formes de discrimination en matière d’emploi et de profession, à renforcer les approches inclusives à travers le dialogue social et la garantie de la protection sociale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses et à poursuivre les réflexions sur la gestion de la pandémie de Covid-19 et l’après pandémie au niveau sectoriel».

Par ailleurs, le ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale a rassuré, par rapport aux doléances des travailleurs, qu’elles seront examinées avec la plus grande diligence par les services techniques. Le ministre Boukary a rendu également hommage aux éléments des Forces de Défense et de Sécurité, qui sont tombés sur le champ d’honneur ainsi que les populations civiles victimes collatérales, sans oublier les populations des zones rurales, qui attendent impatiemment la saison pluvieuse.

Mahamadou Diallo(onep)

03 mai 2021
Source : http://www.lesahel.org/