Cérémonie d’inauguration du nouveau bureau l’OIM à Niamey : Un cadre adéquat de travail pour l’agence de l’OIM

L’Organisation Internationale pour la Migration vient de se doter d’un bâtiment splendide et flambant neuf comportant de nombreux bureaux, des salles de réunions tous équipés et pouvant abriter l’ensemble de son personnel. La Cérémonie officielle d’inauguration de ce joyau a eu lieu le vendredi 29 octobre 2021 sous la présidence du Député-maire, Président du Conseil de ville de Niamey, l’honorable Oumarou Dogari Moumouni. Cette cérémonie grandiose a aussi enregistré la présence de la directrice générale adjointe de l’OIM, Mme Ugochi Daniels, du directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que des personnels de l’OIM. 

Lors de la cérémonie d’inauguration, le Député-maire, Président du Conseil de ville de Niamey a rappelé que depuis son arrivée au Niger en 2006, l'OIM s'est hissée au rang de partenaire clé de la ville de Niamey puis a su se mettre au service des populations dans le reste du Niger.  « Depuis lors, nous avons le plaisir de travailler en étroite collaboration pour assurer ensemble la gestion humaine et ordonnée des migrations », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a précisé que la ville de Niamey est un important lieu d'arrivée de migrants internationaux mais aussi internes, lié à la migration saisonnière et à l'exode rural, entre autres. « La population urbaine du Niger est proportionnellement l'une des plus faibles en Afrique, mais le pays détient actuellement le 6ème taux d'accroissement d'urbanisation le plus rapide (5.3%) du continent », a-t-il expliqué.

L’honorable Oumarou Dogari Moumouni a salué les efforts fournis par la mission de l'OIM au Niger notamment dans la recherche de la stabilité et la cohésion dans les communautés fragiles le long des principaux couloirs de migration. «Dans plusieurs domaines liés aux migrations, le gouvernement du Niger bénéficie régulièrement de l'expertise et du soutien de l'OIM, le nouveau siège de la DST à Niamey, construit grâce au soutien de l'OIM en est un témoignage parlant », s’est-il réjoui.

Le Député-maire, Président du Conseil de ville de Niamey a aussi affirmé que chaque année, les équipes de l'OIM soutiennent le gouvernement et les populations touchées par des inondations. «Nous sommes d'ailleurs à l'heure actuelle en train de collaborer une nouvelle fois pour développer un plan de contingence de gestion des inondations pour la ville de Niamey. Ce plan vise à une prise en charge multi sectorielle d'environ 60% des 583,805 personnes exposées aux inondations, soit environ 83,400 ménages », a-t-il indiqué.

Pour sa part, la Cheffe de mission de l’OIM, Mme Babara Rkjs a indiqué que ce bâtiment est aujourd’hui le symbole de leur  travail,  de leur  implication et de leur compétence individuelle sans cesse croissante au Niger depuis 2006 date à laquelle l’OIM a ouvert son  premier bureau dans le pays. «Depuis 2015 les programmes et le nombre d’employés ont considérablement et progressivement grossi», a-t-elle expliqué.

La Cheffe de mission de l’OIM a souligné qu’en plus de ce bureau principal de Niamey, l’OIM compte aujourd’hui 8 sous bureaux dans toutes les régions du pays à l’exception de Dosso au sein desquels plus 540 personnes ne travaillent pour soutenir notre Etat membre, le gouvernement du Niger ainsi que les migrants déplacés et communautés autres.  « L’OIM travaille toujours au côté du gouvernement du Niger à assurer la gestion humaine et ordonnée des migrations, à promouvoir la coopération sur la recherche des solutions pratiques au problème des migrations à travers une assistance humanitaire aux migrants qui sont dans le besoin », a-t-elle dit.

Selon Mme Babara Rkjs, l’OIM en étroite collaboration et de coopération avec le gouvernement du Niger concentre ces activités selon des priorités au Niger. Il s’agit entre autres  de la  protection et de l’assistance au Migrant, de  la lutte contre la traite, du  retour volontaire assisté pour les migrants  bloqués,  de la stabilisation communautaire, de l’assistance humanitaire aux populations touchées par la crise émanent des conflits,  de la catastrophe naturelle,  de la gestion des frontières, de  la réduction des risques et des désastres liés à l’impact des changements climatiques sur la migration forcée.  « Ce travail n’aurait pas pu se faire sans partenaire solide et de confiance réciproque au sein de l’OIM grâce au soutien et à l’expertise du bureau régional de Dakar, du siège de Genève et du gouvernement du Niger », a indiqué Mme Barbara Rkjs. 

Yacine Hassane

02 novembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/