Atelier national de planification humanitaire pour l’année 2022 : Valider l’analyse du besoin et parvenir à une compréhension commune de la situation humanitaire globale

Du 3 au 4 novembre le gouvernement du Niger, les Nations-Unies et les partenaires humanitaires organisent à Niamey, un atelier national de planification humanitaire pour l’année 2022. C’est le ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, M. Laouan Magagi qui a présidé l’ouverture des travaux.

L’exercice auquel les participants sont conviés au cours de ces deux jours d'échanges consiste à valider les résultats issus de l'évaluation des besoins humanitaires et définir les axes stratégiques de réponses à apporter en 2022. De manière spécifique, il s'agit de valider l'analyse des besoins pour parvenir à une compréhension commune de la situation humanitaire globale, puis s’accorder sur les chiffres de planification ainsi que les projections pour l'année 2022, ensuite de valider les objectifs stratégiques et les objectifs spécifiques puis de s'accorder sur les axes de réponse pour le Plan de Réponse Humanitaire 2022 et les prochaines étapes et enfin d’assurer la prise en compte des orientations du Gouvernement en rapport avec le Nexus Humanitaire-Développement-Paix.

« Pour atteindre ces objectifs cités, l'analyse à toutes les étapes de ce processus qui,  faut-il le rappeler, a démarré au niveau régional, devra se faire selon une approche holistique et intégrée prenant en compte un certain nombre de questions dont la COVID-19, les changements climatiques et leurs effets sur les vulnérabilités, la redevabilité vis-à-vis des populations bénéficiaires, le Nexus Humanitaire-Développement-Paix y compris la dimension genre », a dit le ministre en charge de l’Action Humanitaire. Il a fait savoir que le gouvernement attend beaucoup de cet atelier au regard de la situation humanitaire du pays. Le ministre Laouan Magagi a ajouté que le contexte national est marqué par des crises multiples et multiformes causées par la persistance de l’insécurité dans la zone des trois frontières (Niger, Mali Burkina Faso) et dans la région du bassin du Lac Tchad et les conséquences des changements climatiques.

Le Gouvernement et ses partenaires « prennent la réelle mesure des défis humanitaires qui se posent à nous et la réponse qu'il sied. Ses attentes vis-à-vis de la présente  rencontre de planification sont tout aussi claires », a déclaré le ministre en charge de l’Action Humanitaire. « Le document de planification attendu de vos travaux devra refléter notre approche commune de disposer d'un document réaliste et consensuel, gage d'un plan de Réponse Humanitaire (HRP) qui mobilise tous les acteurs. Car, de notre capacité à bien planifier dépendra en grande partie la mobilisation des ressources en vue d'un bon financement de plan réponse humanitaire 2022 », a-t-il indiqué.

Le ministre Laouan Magagi a aussi expliqué que ce document doit être un outil de Planification avec des besoins quantifiés par secteurs d'interventions et des indicateurs de suivi et évaluation de qualité. Puis, il a invité les participants à plus d'objectivité et de réalisme dans l'évaluation des besoins humanitaires en prenant en compte les capacités réelles de réponses elles-mêmes liées à un environnement mondial caractérisé par une recrudescence de crises humanitaires et une réduction des ressources. « Nous ne devons pas aussi perdre de vue la préparation aux crises et mieux, les actions anticipatoires dans le cadre de la prévention des crises et catastrophes. Cette démarche part du principe de « mieux prévenir que guérir», car en investissant un (1) dollar dans la prévention, l'on épargne sept (7) dollars dans la réponse », a-t-il indiqué.

Dans son mot de bienvenue, le coordinateur humanitaire par intérim, Dr Modibo Traoré a fait trois propositions dans le but d’apporter des solutions durables dans le domaine humanitaire. « Au regard de la nature des crises et des défis chroniques, nous dévons changer d’approche; de manière stratégique, coordonnée, nous devrions tous nous déployer au renforcement des capacités locales des partenaires pour assurer la mise en œuvre de nos activités avec un meilleur accès aux bénéficiaires, un coût d’intervention réduit et une garantie de continuité.  Nous devrons réduire le fossé entre humanitaire, développement et paix », a-t-il conclu.

Mamane Abdoulaye

04 novembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/