Litige foncier Des actes de cession de 2004 contre un arrêté ministériel de 2018

Les litiges, la 7e République en crée tout le temps et c’est toujours l’argent qui les sous-tend. Enquêtant sur le dossier de la vente de l’école Terminus 2, Le Courrier a appris que c’est un premier terrain sis à la périphérie de Niamey, derrière le village de la Francophonie, qui a été ciblé pour un achat en bonne et due forme pour le compte de l’université privée suisse. Un îlot de 22 parcelles totalisant une superficie de 11 000 m2 qui a failli être vendu à l’université privée suisse. Mais son offre a été jugée dérisoire, à croire que cette offre a été formulée après avoir eu l’assurance qu’un terrain leur sera cédé au Terminus. Quoi qu’il en soit, ledit terrain a été clôturé par un agent immobilier qui a brandi un arrêté du ministre de l’Urbanisme lui octroyant ledit terrain dans la perspective de la transaction avec l’université privée suisse. Or, le terrain clôturé objet de l’arrêté du ministre de l’Urbanisme est un îlot de parcelles appartenant à un opérateur économique et quelques bénéficiaires de l’opération « Salaires contre parcelle » de Hama Amadou. Leurs actes de cession sont datés de 2004 alors que l’entrepreneur immobilier qui dit être le légitime propriétaire a un arrêté ministériel daté de 2018. L’entrepreneur immobilier dont l’affaire avec l’université privée suisse a foiré, se dit prêt à dédommager les propriétaires qui l’acceptent, mais il ne cèdera pas un m2 de ce qu’il a clôturé. L’affaire est devant la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Halcia) qui serait, paraît-il, dans un embarras total, l’entrepreneur immobilier étant trop sûr de lui face à des protagonistes dont un d’entre eux a vu sa parcelle clôturée engloutie dans le périmètre délimité dans les 11 000 m2.
Affaire à suivre.