Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se prononce suite aux violences post-électorales : Le Président invite la jeunesse au calme et à l’utilisation des voies légales pour revendiquer

Suite aux actes de violence ayant suivi la proclamation des résultats globaux provisoires par la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) le  Conseil National de la Jeunesse à travers son Président M. Aliou Oumarou appelle  les jeunes à plus  de tolérance et de civisme.

Dans une communication faite pour la circonstance, M. Aliou Oumarou a d’abord indiqué que c’est avec amertume et désolation  qu’il avait suivi les récentes manifestations  de ces derniers jours dans la ville de Niamey, suite à la proclamation des résultats  globaux provisoires des élections Présidentielles 2ème tour, par la Commission Electorale Nationale Indépendante  (CENI). Le Président du CNJ a souligné qu’il y va de leur responsabilité d’attirer l’attention  de la jeunesse nigérienne qui doit se souvenir de la situation de certains pays frères. « L’exemple de la Côte d’Ivoire doit interpeller. Aujourd’hui notre pays fait face à plusieurs défis, notamment la crise sécuritaire qui n’épargne malheureusement pas le Niger, et la COVID 19. Il n’est alors pas question qu’à travers nos propres actes, nous aggravons la situation de notre cher pays », a-t-il dit.

Aussi le Président du CNJ, a fermement condamné le moyen choisi par les jeunes pour exprimer leur colère. «  C’est déplorable que des jeunes pour manifester leur colère prennent du plaisir à saccager les biens publics qui n’appartiennent pas à un parti politique, ni  à un régime, encore moins à un leader d’un groupe politique, ou qui prennent du plaisir à aller saccager des commerces des paisibles citoyens qui n’ont aucun rapport avec des groupements politiques. »

C’est  pourquoi, le CNJ  demande aux uns et aux autres  de mettre en avant l’intérêt de la nation. Selon son président, «  tout peut se résoudre dans le dialogue, tout peut s’obtenir dans les négociations. Nous devons donc privilégier le dialogue seule voie des hommes de cœur et des hommes de valeur. ».

Pour le Président du CNJ, « la jeunesse ne doit pas être instrumentalisée à des fins politiques, pour se retrouver en prison. Les politiciens finissent toujours par avoir un terrain d’entente en fonction de leurs intérêts, en témoignent les différentes alliances politiques entre le 1er et le 2ème tour des dernières élections. Mais s’il faut semer le désordre et le chaos, ils viennent vers les jeunes, qui, en réalité font la guerre sans la comprendre. »

Parlant de la coupure de l’internet qui défraie la chronique, le Président du Conseil National de la Jeunesse a plaidé en faveur d’un rétablissement de la connexion, mais a aussi invité les citoyens notamment les jeunes à un usage rationnel. « Il est indéniable aujourd’hui que le facteur de la mondialisation, notamment les NTIC ont fortement influencé l’économie mondiale. Ils sont nombreux nos compatriotes qui font l’essentiel de leurs business à travers la connexion internet. La couper cause alors préjudice à leurs activités lucratives et les prive de leur pitance quotidienne. Aussi depuis l’avènement de la COVID-19, la plupart des réunions se font en ligne. Comme quoi, le rétablissement de l’internet est vivement souhaité », a-t-il précisé avant d’appeler les usagers à ne pas en abuser et véhiculer des messages de haine susceptible de conduire à des actes de violence.

Par Aïssa Abdoulaye Alfary

05 mars 2021
Source : http://www.lesahel.org/