Circulation routière à Niamey : L’occupation anarchique des voies publiques s’accentue

Occupation anarchique de voies publiques à Niamey! Ce n’est jamais assez d’en parler car, ces derniers temps, le désordre reprend de plus en plus de l’ampleur à Niamey. Après l’occupation des trottoirs réservés aux piétons et aux cyclomoteurs sur certaines voies modernes par les vendeurs, ces derniers n’hésitent plus à étaler leurs commerces partout où bon leur semble. Le constat sur certaines voies est très désolant. Les étalages observables à certains endroits ne laissent aucun usager de la route indifférent.

Les occupants illégaux des voies publiques semblent bénéficier de la grâce de ceux qui sont censés mettre de l’ordre car, on ne peut pas comprendre que des commerçants occupent ces espaces sans aucune autorisation. Nous avons sillonné la ville de Niamey. Et partout où nous sommes passés, le constat reste le même. Les grandes artères de la ville sur lesquelles le problème d'occupation anarchique se pose sont : la voie express (au niveau du Grand Marché), les alentours du marché Katako, le boulevard Tanimoune, etc. Le cas le plus inquiétant où les accidents sont récurrents, c’est justement au quartier Boukoki précisément au niveau des compagnies de transport, sur la grande voie à chaussées séparées le boulevard Mali Béro sur le tronçon qui relie le rond point Wadata au premier échangeur.

Sur la voie express, c’est le désordre total. Cette voie construit après le déguerpissement des kiosques aux alentours du Grand Marché est  aujourd’hui envahie par les commerçants essentiellement composés des jeunes vendeurs ambulants qui utilisent des charrettes ou de brouettes.

Soumaila Hassane, un jeune vendeur de chaussures assis sur un tabouret à côté de son étalage, dit qu’il ne voit aucun mal à exercer son métier là où la clientèle est favorable. «Nous sommes en train d’occuper progressivement les espaces. Tous ceux que voyez ici, sont sur leur place. Nous sommes tous sur nos lieux où nous avons été déguerpis. Ici sur le long de la voie express, chacun garde le numéro de sa boutique. Et on connait l’emplacement exact de chacun» explique-t-il.

Abdoulaye Soumana n’a trouvé mieux que d’étaler sa marchandise sur les abords de la voie express. «On ne dérange personne ici. On veut juste proposer nos articles à ceux qui ne veulent pas rentrer à l’intérieur du marché. Nous ne sommes pas à l’origine des accidents», se défend ce vendeur de vêtements. 

A l’allure où vont les choses, certaine voies risquent d’être transformées en marché rendant ainsi la mobilité encore plus difficile à Niamey malgré les efforts de l’Etat et de la collectivité en matière d’aménagement des routes. Les occupations anarchiques de ces grandes voies perturbent considérablement la circulation, provoquant souvent des accidents.

Abdoul-Aziz Ibrahim(onep)

02 septembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/