Atelier de validation de l’étude « combler le déficit en nutriments » dans les régions de Maradi et Zinder : Assurer la sécurité et la qualité nutritionnelles dans les ménages

Le Haut Commissariat à l’Initiative 3N a organisé hier matin à Niamey un atelier de validation de l’étude  « combler le déficit en nutriments ou Fill the Nutriment Gap »  dans les régions de Maradi et Zinder. L’objectif de cet atelier est de revoir et valider dans un contexte multisectoriel les résultats finaux de l’étude Coût alimentaire et formuler des recommandations politiques et  programmatiques et une feuille de route pour les prochaines étapes d’utilisation de ces résultats. C’est le Coordinateur de la Cellule Nutrition de HC3N, Dr Aboubacar Mahamadou  qui a présidé la cérémonie d’ouverture en présence du représentant du Programme Alimentaire Mondial  et de plusieurs  participants venus de la  région de Maradi, Zinder et Niamey.

A l’ouverture des travaux,  le Coordinateur de la Cellule Nutrition de HC3N a précisé que dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative 3N, une des reformes importantes impulsées est la politique multisectorielle de sécurité nutritionnelle. « La mise en œuvre de la politique de sécurité nutritionnelle  se fonde non seulement sur notre expérience de la prise en charge de la gestion des questions nutritionnelles au cours de ces 20 dernières années mais aussi sur les évidences scientifiques comme les analyses et les études qui orientent  les actions et les décisions », a-t-il souligné.

Dr Aboubacar Mahamadou  a aussi  indiqué que  l’étude Fill the Nutriment Gap est une étude, une analyse et une démarche  prospective qui oriente à  l’élaboration de nos plans d’actions qui orientent  nos interventions ciblées d’un point de vue géographique compte tenu  des spécificités régionales. « Et c’est dans ce cadre que l’initiative 3N avec l’ensemble des partenaires comme le PAM  a conduit plusieurs études dont  la première phase a servi à l’élaboration et à l’affinement de nos interventions multisectorielles dans tous les secteurs de la protection sociale, de l’environnement, de l’éducation, de la santé et la seconde phase vient à point nommé parce que nous sommes  en pleine élaboration et révision de notre plan d’action 2021, 2025 de la politique nationale de sécurité nutritionnelle », a-t-il expliqué.

De son coté, le Représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM), M. Koffi Akakpo a précisé  que le Haut-commissariat à l’initiative 3N en collaboration avec les ministères engagés dans la mise en œuvre de la politique nationale de sécurité nutritionnelle (PNSN) 2017-2025, ont réalisé avec l’appui technique du PAM, des analyses plus localisées sur la sécurité  alimentaire et la situation nutritionnelle des ménages au niveau des communes de convergence dans les régions de Maradi et Zinder. «  Ces analyses augmenteront la compréhension du rôle essentiel de l’accès aux aliments nutritifs et de la contribution de chaque secteur pour une meilleure intégration et efficacité des interventions », a-t-il indiqué.

Par la suite, il a ajouté que  les récentes évaluations du Programme Alimentaire Mondial (PAM) sur l’impact des programmes dans les pays du sahel sur la nutrition ont mis en évidence l’importance des synergies entre les acteurs et les activités.  Au Niger, selon M.Koffi Akakpo,  la combinaison d’interventions spécifiques et sensibles à la nutrition a entrainé des améliorations les plus importantes en termes de contrôle de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants.  « Ces résultats sont alignés avec ceux de l’analyse Fill the Nutriment Gap ou combler le déficit en nutriments partagés en octobre 2018 mettant en évidence la difficulté des ménages à surmonter les barrières pour accéder à une nutrition adéquate des différentes régions  du pays. La validation et la diffusion de ces résultats ont également conduit à des recommandations identifiant les besoins d’une analyse plus approfondie pour combler des manques de données », a-t-il indiqué.

Par Yacine  Hassane(onep)

17 septembre 2021
Source : http://www.lesahel.org/