Réunion de préparation d’accord de coordination et de partage des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières du Niger et du Nigéria : Optimiser les ressources spectrales et la qualité des services

Du 05 au 07 octobre, le Niger abrite les travaux de la première réunion de préparation d’accord de coordination et de partage des fréquences radioélectriques dans les zones frontalières du Niger et du Nigeria pour les services de terre opérant dans les bandes de 87, 5MHZ à 30GHZ. C’est le Secrétaire général du ministère de la poste et des nouvelles technologies de l’information, M. Sidi Mohamed Raliou qui a présidé, hier matin au Palais des Congrès de Niamey, l’ouverture des travaux de cette rencontre en présence du secrétaire général de la commission mixte Nigéro-Nigériane, des experts du Nigeria et du Niger ainsi que plusieurs invités.

Organisée par l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques, de la poste (ARCEP), cette rencontre de trois jours vise à permettre aux participants d’examiner et convenir du modèle d’accord de coordination afin d’élaborer un projet d’accord pour les deux pays dans le respect des lois et règlements régissant les communications électroniques dans les deux pays ainsi que les dispositions édictées par le règlement des radiocommunications de l’union internationale des télécommunications (UIT). 

A l’ouverture des travaux, le Secrétaire général du ministère de la poste et des nouvelles technologies de l’information a précisé que le contexte de la réunion de Niamey est caractérisé par la persistance de la pandémie du Covid19 qui sévit dans le monde. « Les radiocommunications utilisatrices des fréquences radioélectriques jouent un rôle majeur dans le développement des services de communications électroniques. Elles constituent aujourd’hui à travers le développement des réseaux mobiles, un véritable outil au service du bien-être de nos populations et de l’intégration communautaire », a-t-il indiqué.

Par la suite, M. Sidi Mohamed Raliou a annoncé que dans l’optique d’une bonne intégration pour les espaces CEDEAO et du G5 Sahel, le Niger vient de supprimer la taxe sur la terminaison du trafic international entrant (TATTIE) au Niger à travers l’adoption de la loi n 2021-022 du 02 août 2021, portant première rectification de la loi n 2020-67 du 10 décembre 2020 portant loi de finances pour l’année budgétaire 2021.  Ainsi, a-t-il souligné, notre pays s’est conformé au règlement C/REG 21/ 12/17 du 16 décembre 2017, portant sur les réseaux de communications mobiles ouverts au public à l’intérieur de l’espace CEDEAO et de la résolution n°0004/G5S/PCM/2018 du 29 octobre 2018, portant suppression des frais d’itinérance au sein des pays du G5 Sahel.

Au vu des enjeux sur le plan sécuritaire et de souveraineté nationale que représente la gestion des fréquences pour nos Etats, M. Sidi Mohamed Raliou a exhorté les participants à trouver les voies et moyens pour aboutir à un projet de document d’accord qui sera validé par nos deux pays. « La mise en œuvre d’un tel accord permettra d’optimiser les ressources spectrales et d’apporter des solutions aux éventuels problèmes de qualité de service », a-t-il précisé.

Pour sa part, le secrétaire général de la commission mixte Nigéro-Nigériane, M. Ibrahim Bala a salué l’organisaiton de cette rencontre par l’ARCEP et le ministère de la poste et des nouvelles technologies de l’information.

Yacine Hassane

06 octobre 2021
Source : http://www.lesahel.org/