Incendie de l’école primaire AFN et effondrement de mine à Kondago dans la région de Maradi : Une mission gouvernementale au chevet des familles endeuillées

Le conseil des ministres du lundi 8 novembre dernier a dépêché une mission ministérielle à Maradi où deux drames se sont produits successivement. Conduite par le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, M Alkache Alhada, cette mission est composée de la  ministre de Mines, Mme  Ousseini Hadiza Yacouba et du ministre de l’Education Nationale, M. Rabiou Ousman. Il s’agit pour ces membres du gouvernement de présenter les condoléances du Président de la République et du gouvernement suite à l’effondrement d’une mine à Kondago (Commune rurale de Dan Issa) qui a occasionné la mort de 19 personnes et à l’incendie de l’école primaire AFN de Maradi qui a causé la mort de 28 élèves et fait une dizaine de blessés.

 A l’arrivée de la délégation, les ministres ont assisté à la levée de corps des victimes de l’incendie, puis à l’enterrement au cimetière musulman de Maradi. Après ces obsèques, les membres du gouvernement se sont rendus à la grande mosquée de la devanture du palais du Sultan de Katsina où une fatiah a été dite pour  le repos des âmes des élèves ayant trouvé la mort dans l’incendie. Devant les parents des victimes, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, M Alkache Alhada a rappelé la décision du Président de la République, Chef de l’Etat, S.E Mohamed Bazoum de mettre fin à l’érection des classes en paillottes au niveau du préscolaire. Le ministre de l’Education Nationale, M. Rabiou Ousman a annoncé une aide octroyée aux parents des 39 élèves victimes de cet incendie (morts et blessés) qui est 20 millions de francs CFA.

Par la suite, la délégation ministérielle s’est rendue sur le site aurifère de Kondago qui a enregistré l’effondrement d’une mine ayant causé la mort de 19 personnes. Sur place, les membres du gouvernement ont pu constater l’état de ces lieux où plus de 30.000 orpailleurs travaillent dans des conditions extrêmement précaires et très dangereuses. Après ces visites, une séance de travail a regroupé les responsables administratifs de la région, ceux des forces de défense ainsi que les responsables de la protection civile autour des ministres.

A l’issue de cette réunion, le chef de la mission, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, M Alkache Alhada a animé un point de presse au cours duquel il a rappelé que la mission a été dépêchée par le président de la République, S.E Mohamed Bazoum afin de soutenir à Maradi la population pour cette double tragédie, avec d’une part la mort des enfants de l’école AFN de Maradi qui sont au nombre de 28 et celle de 6 nigériens et 13 nigérians sur le site d’orpaillage de Kondago. «Nous sommes donc venus  soutenir les populations de Maradi, présenter les condoléances aux familles des victimes que nous avons rencontrées», devait-il ajouter. «Sur le site d’orpaillage, nous avons trouvé un nombre impressionnant de jeunes, des dizaine de milliers. Il y a une marée humaine sur ce site, malheureusement tout se passe dans des conditions d’insécurité tel que nous venons de vivre ce drame», a souligné M. Alkache Alhada.

Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation de préciser que ce site a la particularité d’être à la frontière avec le Nigéria et que manifestement il y a plus de Nigérians que de Nigériens sur le site. Il a rappelé que le gouvernement a décidé de fermer ce site, une mesure qu’il va falloir prendre pour pouvoir mieux organiser cette activité. Toutefois, il a précisé qu’il ne s’agit pas d’empêcher le travail à ces jeunes de la zone qui en ont besoin, mais il s’agira de mieux réorganiser le site de telle sorte que les jeunes Nigériens de cette la région de Maradi et d’autres zones du Niger, puissent en profiter plus. Car, estime-t-il, actuellement les principaux exploitants ne sont pas véritablement du Niger. «Ceux qui ont les machines de broyage, de concassage et les  citernes d’eau et ceux qui achètent l’or sont beaucoup plus des  étrangers que les locaux. Il va falloir qu’on réorganise les choses de telle sorte que ces mines profitent plus à nos jeunes plutôt qu’aux autres», a-t-il soutenu.

 Tiémogo Amadou ANP-ONEP Maradi