Fait divers : Une affaire de paternité toujours sans issue

Cette affaire qui n’a toujours connu son épilogue avait fait le buzz sur les réseaux sociaux et dans les fadas de Niamey. Un jour Amadou et Marie se sont rencontrés vers la grande mosquée de Niamey et, dans un coup de foudre, ont décidé de convoler en justes noces. Le mariage est scellé selon les préceptes de l’islam et les traditions établies par la société. Aussitôt après le mariage, Amadou aurait rencontré toutes les difficultés du monde. Il passait des nuits difficiles et cauchemardesques. Après quelques temps, Marie lui annonça la nouvelle qu’elle est en grossesse de lui. Ce qu’Amadou a, catégoriquement, réfuté. L’affaire est portée devant l’association islamique du Niger qui a demandé à Amadou de prendre Marie et sa grossesse en charge jusqu’à terme. Une prise en charge mensuelle de trois (3) cent mille francs est accordée à Marie. Une prise en charge régulièrement honorée par Amadou jusqu’à l’accouchement. Sans parler d’autres petits cadeaux. Mais, pour certaines raisons, Amadou refuse de donner son nom à l’enfant. Un nouvel épisode s’ouvre, ainsi, dans l’affaire. Cette fois, l’affaire est portée devant les juridictions. Devant le juge du Tribunal communal, Amadou et Marie ont décidé de faire un test ADN. A cet effet, un document a été signé par les deux et contre signé par le juge du Tribunal. Le résultat du test aurait été négatif. Marie conteste le résultat et accuse Amadou l’avoir manipulé. Elle demande une contre expertise. Une demande acceptée par Amadou et le juge qui fait une requête pour la contre expertise. Mais, aux dernières nouvelles, presque tous les laboratoires refusent de faire la contre expertise pour ne pas se faire éclabousser dans l’affaire. Et probablement pour ne pas discréditer le laboratoire qui fait la première expertise. Le corporatisme est-il une valeur au dessus de la manifestation de la vérité ? Surtout que la demande de la contre expertise est sous-tendue d’une requête du juge. Que faire ? Amadou et Marie se doivent de trouver un terrain d’entente. Au nom de l’Islam notre religion et des droits de cet enfant innocent. Surtout que, le Niger a ratifié la convention des droits des enfants.

A.S

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