Réactions suite au décès d’un prévenu à Belbedji : La Gendarmerie Nationale réfute les allégations portées contre elle

 La Gendarmerie Nationale, dans un communiqué lu par son Directeur de l’information, des relations publiques et des sports, le Chef d’Escadron Yahaya Massalatchi, réfute les allégations portées contre le Chef de Brigade de Belbedji suite au décès d’un prévenu de 37 ans dans les locaux du Centre de santé intégré de la même localité, le vendredi 8 mai 2020. Dans ce même communiqué, la Gendarmerie Nationale souligne la gravité des accusations sans fondements contenues dans l’audio qui circule sur les réseaux sociaux relativement à cette affaire et se réserve le droit de porter plainte contre les auteurs et coauteurs impliqués dans cette tentative de lynchage contre elle.

Les propos contenus dans l’audio qui circule sur les réseaux sociaux, a indiqué le Directeur de l’information, des relations publiques et des sports (DIRPS), Chef d’Escadron Yahaya Massalatchi, sont dénués de tout fondement. L’individu décédé au Centre de Santé Intégré du département de Belbedji, ne présente «aucune fracture de côtes, ni de membres, encore moins d’un quelconque sévices corporels, comme l’atteste l’expertise médicale du Médecin-chef du district sanitaire de la localité».

La Gendarmerie Nationale rappelle que l’auteur de l’audio, un acteur de la société civile, est absent des lieux au moment des faits. «Le Commandant de Brigade n’est nullement compromis en quoi que ce soit. Il a toujours œuvré avec loyauté pour la bonne marche du service public que n’approuvent pas certains gens de la localité aux pratiques mafieuses», a assuré le Directeur de l’information, des relations publiques et des sports. Le Chef d’Escadron Yahaya Massalatchi précise que le Corps se réserve le droit de porter plainte contre l’auteur et les complices «de ces allégations mensongères» contenues dans l’audio qui circule sur les réseaux sociaux. La Gendarmerie Nationale, conclut-il, loin de se laisser distraire par de pareils manœuvres, reste à la disposition de la population «pour lui assurer la quiétude sociale et fait de la sécurité et de la protection des personnes et des biens, une de ses priorités absolues».

Tout est parti de l’arrestation d’un individu agité et violent de 37 ans qui menaçait de mort, à l’aide d’un couteau, de paisibles citoyens de Belbedji dans la nuit du 6 au 7 mai 2020. Alertée de cette menace imminente avec arme blanche, la Brigade territoriale de Gendarmerie de Belbedji s’est rendue sur place pour appréhender le suspect qualifié de «forcené avéré et très violent» avec l’aide de civils présents sur les lieux afin de le garder à vue. Aussitôt après son arrestation, précise la Gendarmerie, il fut conduit au CSI où il est pris en charge par l’infirmier-major de garde pour des constats d’agitation excessive, de délire et de sécrétion de muqueuses par la bouche. Il fut reconduit quelques heures après, c’est-à-dire le 7 mai vers 8H au même centre de santé pour poursuivre les soins en observation sanitaire aux frais du Commandant de Brigade, jusqu’à son décès survenu le 8 mai dernier.

A noter que par souci de transparence et de respect de la légalité, le Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Zinder a ordonné dès le 12 mai une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Ce qui a conduit le Médecin-chef du district sanitaire de Belbedji à effectuer une autopsie sur le corps de la victime le même jour. Réconfortée par les éléments de la procédure suivie et les résultats de l’autopsie remise aux journalistes, la Gendarmerie Nationale qualifie l’audio qui circule sur les réseaux sociaux de «réunion de plusieurs allégations mensongères tendant à discréditer le Commandant de Brigade» de Belbedji.

Souleymane Yahaya(onep)

25 mai 2020
Source : http://www.lesahel.org/

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