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samedi, 01 avril 2006 22:26

21-03-2005 Les enseignants et agents de santé en grève mardi au Niger

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Les enseignants des écoles publiques et les agents de la santé du Niger vont répondre mardi à l'appel à la "grève générale" de la "Coalition contre la vie chère au Niger" pour "exiger l'abrogation de la loi de Finances 2005", a appris l'AFP lundi de source syndicale. "Nous avons appelé nos militants à une grève générale mardi et à participer massivement aux activités à l'occasion de la journée internationale de l'eau, celle-ci étant une des denrées touchées par le renchérissement des prix au Niger", a déclaré à l'AFP Kassoum Issa,

secrétaire général du Syndicat national des enseignants du Niger (SNEN, principal syndicat enseignant). "Nos militants vont observer une grève générale demain (mardi) pour appuyer la société civile en vue de l'annulation de la TVA et la loi de Finances l'ayant engendrée", a affirmé Moutari Dan-Joumey, secrétaire général du Syndicat unique de la santé et de l'action sociale (SUSAS).

M. Dan-Joumey a toutefois précisé qu'un service "minimum" sera assuré pour les "cas d'urgence dans les hôpitaux et maternités".

"A l'intérieur du pays, nous demandons aussi une grande mobilisation des structures de la société civile pour la +journée ville morte+", a souligné Issa Kassoum, également coordinateur national de la Coordination démocratique de la société civile du Niger (CDSCN).

Le mouvement des enseignants et des agents de la santé s'inscrit dans le cadre d'un mot d'ordre de grève générale et d'une journée ville morte nationale, lancé par "Coalition contre la vie chère au Niger", organisation créée en janvier dernier et constituée d'une trentaine d'associations de consommateurs, d'organisations des droits humains et de syndicats.

La coalition a décidé de conduire cette opération en lieu et place de manifestations, interdites par les autorités, qu'elle prévoyait d'organiser mardi à Niamey et Zinder (centre-est), deuxième ville du pays.

Le 15 mars, plusieurs milliers de personnes avaient manifesté à Niamey pour dénoncer la flambée des produits de première nécessité engendrée par la loi de Finances 2005, instituant une Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 19%.

Quarante-sept personnes, dont Nouhou Arzika, président de la Coalition, ont été interpellées à l'issue de cette manifestation et inculpées samedi pour "complicité", "dégradation de biens publics" et "violences et voies de faits".

Trente et un manifestants, dont M. Arzika, ont été remis "en liberté provisoire" et seize autres ont été déférées à la prison de Niamey.

 Source: AFP

Lu 3532 fois Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15