Visite du ministre en charge de la Santé au niveau des ONG, Associations et Projets intervenant dans le domaine de la Santé

Vers une mutualisation des efforts pour faire aux défis relatifs aux questions de population et développement.

Le ministre de la Santé Publique, de la Population et des Affaires sociales, Dr Illiassou Idi Maïnassara en compagnie du Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Niger, M. Ismaila Mbengue, a effectué, hier, une série de visites au niveau des associations, projets et ONG intervenant dans la promotion et la protection de la santé de la reproduction. C’est ainsi qu’il s’est rendu successivement au Projet pour l’autonomisation des femmes et le dividende démographique au Sahel (SWEED), du projet Population Service International (PSI), de PATHFINDER, l’ONG Action Pour le Bien-Etre (APBE) et l’Association Nigérienne de Marketing Social (ANIMAS-SUTURA). Cette visite conjointe Ministère en charge de la Santé et UNFPA s’inscrit dans le cadre des échanges que ledit ministère a engagés avec les différentes structures qui accompagnent le Gouvernement en matière de santé en générale et particulièrement la santé de la reproduction.

Selon le ministre Illiassou Idi Maïnassara, le Niger fait face à de grands défis en matière de santé de la reproduction car le Niger est l’un des pays qui a l’un des plus fort taux de fécondité et celui de la mortalité maternelle. Il est donc de la responsabilité du gouvernement à travers le Ministère en charge de la Santé de créer les conditions permettant de mutualiser les efforts grâce à l’accompagnement du Système des Nations-Unies notamment l’UNFPA ainsi que les organisations non gouvernementales pour l’atteinte des objectifs dans ce domaine. Le ministre en charge de la Santé a dit avoir constaté les actions que ces organisations ont posées durant des années dans l’amélioration de «nos indicateurs de suivi évaluation de notre plan de développement sanitaire et dans le cadre de la santé de la reproduction».

Dr Idi Illiassou Mainassara a annoncé que ces échanges se poursuivront à travers la création d’un mécanisme qui permettra de prendre en compte toutes ces données. «L’Etat continuera de soutenir aussi ces organisations et à faire en sorte que toutes les données qui sont collectées remontent au niveau central. Ces échanges permettront aussi à la population d’être sensibilisée et de prendre conscience des enjeux», a-t-il déclaré. Il a souligné que les actions positives menées par les différents acteurs ont permis d’améliorer les indicateurs surtout en matière de la santé de la reproduction. Toutefois d’énormes efforts restent à faire».

Selon le ministre en charge de la Santé, les indicateurs sur la fécondité et le mariage des enfants constituent une entrave au niveau du développement de notre pays. C’est pourquoi, a-t-il indiqué le gouvernement du Niger a initié le Projet SWEED qui est devenu aujourd’hui un projet régional. C’est ainsi qu’il a invité les partenaires de continuer à accompagner les efforts de notre pays en matière de la santé de la reproduction. «Tant que la santé de la femme ou de l’enfant n’est pas améliorée, il est difficile pour un pays d’amorcer un développement harmonieux», a-t-il déclaré, ajoutant que d’énormes investissements ont été faits par notre pays pour réduire le taux mortalité maternelle et celle infantile.

Par ailleurs, le ministre en charge de la santé a exprimé sa satisfaction pour  l’appui significatif des organisations visitées dont la contribution a permis d’améliorer beaucoup d’indicateurs. C’est pourquoi, il a souligné la nécessité de créer les conditions permettant de soutenir ces organisations.

Abondant dans le même sens, le Représentant Résident au Niger du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) M. Ismaila Mbengue a salué cette initiative du ministre en charge de la Santé. En termes de résultats, il a remarqué que l’indice de la fécondité et la prévalence des mariages des enfants a aussi baissé au Niger. Pour M. Mbengue, cette visite conjointe a été aussi une occasion pour faire une sorte d’évaluation dans ce domaine mais aussi annoncer la nouvelle politique du gouvernement en matière d’accélération de la baisse de la fécondité, et l’augmentation du taux de la prévalence contraceptive et de réduction du mariage des enfants. «Nous sommes prêts à accompagner le gouvernement dans ce sens. Il y a deux aspects qu’il faudrait prendre en compte dans la mutualisation des efforts. Partout où nous avons été, nous avons constaté d’excellent résultats, mais ce qui reste, c’est d’aller vers la mutualisation. J’espère que le ministère continuera avec les partenaires ses efforts dans l’atteinte des objectifs en organisant dans les prochains jours une réunion pour faire une cartographie et déterminer aussi la vision du gouvernement», a-t-il conclu.

Mamane Abdoulaye(Onep)

26 janvier 2022
Source : http://www.lesahel.org/ 

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