Djado Sékou ou l'école de la tradition : Par Dr Farmo Moumouni On ne présente plus Djado Sékou, ce djesara nigérien né dans le village de Gomno, dans la région de Hamdallaye. On l'écoute, on l'entend à la radio, sur MP3, sur youtube, en voiture, dans la rue au passage de vendeur de cassettes ambulant. On le lit dans les articles, dans les livres qui lui sont consacrés, notamment celui de son compatriote Édouard Lompo.

Ses récits épiques: Fatoumata Bi Dani, Boubou Ardo Galo, Amala Seyni Gakoy, Gorba Dicko, Djel Hamabodedjo Djel Pâté, etc., sont pour l'oreille un délice et pour l'intellect un viatique.

Ce n'est pas le généalogiste qui m'intéresse ici. Ce pas l'historien dont la mémoire dépasse les frontières du Niger qui retient ici mon attention. Ce n'est ni du conteur, ni du narrateur, ni de l'artiste que je veux parler, mais de l'enseignant qui m'apprit un mot, et qui enrichit mon vocabulaire.

J'écoutais il y a quelques jours l'épopée de Gorba Dicko, guerrier précoce, guerrier intrépide, guerrier redouté dès l'âge de sept ans, pour relaxer.

Gorba Dicko, dit Djado Sékou de sa voix claire "invita les jeunes du village à une partie de chasse dite : Djaabey. Puis il expliqua le sens du mot que je découvrais.

Djaabey explique-t-il est une chasse en battue ou une battue qui se pratique en groupe et au cours de laquelle des traqueurs rabattent le gibier.

Je connaissais plutôt le mot Gawey : chasse. Celui-ci de Djaabey m'était jusque-là inconnu. Mais je me souvins du lexique Songhay-Egyptien ancien que j'avais constitué quelques années plutôt.

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