Budget national 2026 : comment le Niger mise sur l’agriculture, l’énergie et les mines pour se développer

Adopté lors du Conseil des ministres du mercredi 31 décembre 2025, le projet de loi de finances 2026 s’inscrit dans le Programme de la Refondation de la République. Il fixe les grandes priorités économiques de l’État nigérien autour de trois secteurs jugés essentiels pour le quotidien des populations et l’avenir du pays : l’agriculture, l’énergie et les industries minières. Ce choix traduit une volonté claire de répondre aux besoins immédiats tout en posant les bases d’un développement durable et souverain.
L’agriculture, pilier de la sécurité alimentaire et sociale
L’agriculture reste le cœur de l’économie nigérienne et concerne directement une large majorité de la population. À travers le budget 2026, l’État entend renforcer ce secteur afin de mieux nourrir le pays et de sécuriser les revenus des ménages ruraux. Les priorités portent notamment sur la maîtrise de l’eau, l’irrigation, l’amélioration de la production agricole et pastorale, ainsi que le soutien aux producteurs.
Cette orientation vise à réduire la dépendance aux importations alimentaires, à limiter la vulnérabilité face aux aléas climatiques et à créer davantage de valeur ajoutée locale. Une agriculture plus performante est également perçue comme un levier majeur pour l’emploi, en particulier pour les jeunes, et pour la stabilité sociale dans les zones rurales.
L’énergie, condition indispensable du développement
Le Conseil des ministres a rappelé que sans énergie accessible et fiable, aucun développement économique durable n’est possible. Le budget 2026 accorde ainsi une place stratégique au secteur énergétique, avec pour objectif d’améliorer l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire.
Les efforts portent sur l’extension du réseau électrique national, le développement des énergies renouvelables, en particulier le solaire, et la réduction des coûts de l’énergie pour les ménages et les acteurs économiques. L’énergie est un facteur clé pour soutenir l’agriculture irriguée, l’artisanat, les petites et moyennes entreprises, mais aussi les services sociaux essentiels comme la santé et l’éducation.
Les mines, transformer la richesse du sous-sol en développement réel
Le Niger dispose d’importantes ressources minières, notamment l’uranium et le pétrole, qui constituent une source majeure de revenus pour l’État. Dans le budget 2026, le gouvernement affiche la volonté de mieux valoriser ces ressources afin qu’elles profitent davantage à l’économie nationale et aux populations.
L’enjeu n’est plus seulement l’extraction, mais la transformation des richesses du sous-sol en infrastructures, en services sociaux et en investissements productifs. Le renforcement de la transparence, l’augmentation des retombées économiques et l’amélioration de l’impact social du secteur minier figurent parmi les orientations majeures rappelées en Conseil des ministres.
Un budget orienté vers les besoins des populations
Au-delà de ces trois piliers, le Conseil des ministres du 31 décembre 2025 a souligné que le budget 2026 prévoit également des mesures de soutien aux populations et à la production nationale. Il se veut cohérent avec la vision de la Refondation, axée sur la souveraineté, la résilience économique et la justice sociale, dans un contexte national et régional exigeant.
Ce qu’il faut comprendre du budget 2026
À travers l’agriculture, l’énergie et les mines, l’État nigérien cherche à répondre à trois priorités fondamentales : nourrir la population, fournir l’énergie nécessaire au développement et utiliser les ressources naturelles comme moteur de progrès collectif. Ces choix budgétaires traduisent une ambition claire : mettre les richesses et les capacités du Niger au service du bien-être de tous et de la construction d’un avenir plus stable.
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)