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Gouvernance pétrolière au Niger : l’instabilité ministérielle sous le feu des critiques

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audit de la gestion du petrole au nigerDans sa rubrique Opinion, l’hebdomadaire satirique La Hache dresse un constat sévère de la gouvernance du secteur pétrolier au Niger. En moins de trois ans, le ministère du Pétrole a connu trois changements de titulaires, une instabilité jugée sans équivalent parmi les départements stratégiques de l’État. Cette valse ministérielle contraste avec la continuité observée dans d’autres portefeuilles clés, renforçant les interrogations sur la cohérence de la conduite sectorielle.

Selon le journal, cette instabilité chronique fait peser plusieurs risques majeurs. Elle fragilise d’abord la confiance des investisseurs, déjà éprouvés par un environnement institutionnel et sécuritaire exigeant. Elle retarde ensuite la mise en œuvre de projets structurants, au premier rang desquels les infrastructures de transformation et de valorisation des hydrocarbures, essentielles à la souveraineté énergétique. Enfin, elle accroît la vulnérabilité des installations et complique la sécurisation des recettes pétrolières, alors même que celles-ci atteignent des niveaux inédits pour le pays.

La Hache pose, en filigrane, une question centrale : qui pilote réellement la stratégie pétrolière et dans quel intérêt ? Tant que cette interrogation restera sans réponse claire, estime l’hebdomadaire, les changements de ministres risquent d’alimenter les soupçons et de peser sur l’avenir économique et politique du pays. Dans un contexte de refondation, la stabilité institutionnelle, la lisibilité des décisions et la redevabilité apparaissent plus que jamais comme des prérequis pour transformer la manne pétrolière en levier durable de développement.
Boubé G. (Nigerdiaspora)

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