Niger : à Genève, le ministre de la Justice Alio Daouda défend le bilan du pays sur les droits humains devant l’ONU

En mission à Genève depuis le 3 mai 2026, le Ministre nigérien de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Alio Daouda, a présenté devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies le rapport du Niger dans le cadre du quatrième cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU), un mécanisme chargé d’évaluer la situation des droits humains dans les États membres.
Lors de son intervention, le ministre a réaffirmé l’engagement du Niger en faveur de la promotion des droits fondamentaux, tout en mettant en avant les réformes engagées ces dernières années pour renforcer l’État de droit et moderniser le système judiciaire.
M. Alio Daouda a notamment évoqué l’adoption de la Charte de la Refondation en mars 2025, présentée comme un texte à valeur constitutionnelle consacrant les droits humains reconnus par les conventions internationales ratifiées par le Niger. Il a également souligné l’adoption de plus de quarante textes législatifs entre 2021 et 2026, parmi lesquels le nouveau Code pénal et le Code de procédure pénale promulgués en février dernier.
Le ministre a par ailleurs mis en avant le renforcement d’institutions comme la Cour d’État, la Cour des comptes, l’Observatoire national des droits de l’Homme et la Commission nationale de lutte contre la délinquance économique et financière.
Sur le plan social, la délégation nigérienne a insisté sur les investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation et de la santé, avec le recrutement de milliers d’enseignants contractuels, l’extension des infrastructures sanitaires et des mesures visant à améliorer l’accès aux soins, notamment pour les femmes et les enfants.
Le Niger a également présenté les actions engagées en faveur des droits des femmes et de la protection de l’enfance, notamment l’interdiction du mariage avant 18 ans et la digitalisation du système de protection de l’enfant dans les huit régions du pays.
Tout en reconnaissant les difficultés liées au contexte sécuritaire, marqué par les attaques terroristes et les déplacements de populations, le ministre a assuré que les mesures restrictives prises dans certaines zones restent temporaires et motivées par des impératifs de sécurité nationale.
Selon les autorités nigériennes, le pays a accepté 248 recommandations sur 254 lors du précédent cycle de l’EPU, avec un taux de mise en œuvre présenté comme largement avancé.
En conclusion, M. Alio Daouda a réaffirmé l’attachement du Niger au multilatéralisme et à la coopération internationale en matière de droits humains, dans le respect de la souveraineté nationale.
Avec l’ANP
Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)

