Niger : l’Association des Journalistes du Niger relance ses activités à Niamey et appelle les journalistes à accompagner un Niger plus fort
À Niamey, la relance de l’Association des Journalistes du Niger (AJN) a franchi une étape importante ce samedi 4 avril 2026, à l’occasion d’une cérémonie officielle présidée par la Directrice de la communication du ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, Mme Chaoulani Safiatou Djingarey. Placée sous le thème « Relance de l’AJN », cette rencontre a réuni des professionnels des médias autour d’une conférence publique et de deux panels consacrés, d’une part, à la contribution des journalistes à la mobilisation générale pour la défense de la patrie et, d’autre part, à l’histoire, au rôle et à l’apport de l’AJN dans le développement du Niger.
Dans son intervention, la représentante du ministère de tutelle a mis en avant la place essentielle des journalistes dans un contexte où les défis informationnels se multiplient. Face à la désinformation et à la mésinformation, elle a présenté les médias comme des acteurs de première ligne, appelés à défendre l’intérêt national, à renforcer la cohésion sociale et à éclairer l’opinion publique avec responsabilité. À travers les thèmes retenus, cette cérémonie a ainsi mis en lumière une conviction forte : dans le Niger d’aujourd’hui, la presse n’est pas seulement un espace de diffusion de l’information, elle est aussi un levier de conscience, de mobilisation et d’accompagnement des grandes orientations nationales.
Mme Chaoulani Safiatou Djingarey a également rappelé que le processus de refondation en cours exige des médias un engagement à la hauteur des enjeux. Sensibiliser, expliquer, transmettre les valeurs de patriotisme, d’engagement et de responsabilité citoyenne constitue, dans cette dynamique, une mission décisive. En évoquant l’ordonnance relative à la mobilisation générale adoptée le 26 décembre 2025, elle a insisté sur la dimension collective de l’effort national, en soulignant que chaque Nigérienne et chaque Nigérien est appelé à apporter sa contribution. Dans cette perspective, l’AJN apparaît comme un cadre utile pour promouvoir une information juste, équilibrée, constructive et résolument tournée vers la consolidation du pays.
Le président de l’AJN, Abdoul Aziz Ibrahim, a pour sa part présenté la relance de l’association comme un acte de redynamisation professionnelle et de responsabilité collective. Selon lui, il ne s’agit pas d’une simple reprise d’activités, mais d’un engagement renouvelé au service de la nation, dans un moment où le Niger a besoin de voix responsables, conscientes de leur rôle et capables d’accompagner les efforts de transformation en cours. Il a souligné que l’association entend renforcer la solidarité entre journalistes, encourager l’adhésion des confrères, identifier les défis actuels du métier et dégager des axes de réflexion pour l’avenir du journalisme nigérien.
Les deux panels organisés à cette occasion ont donné un contenu concret à cette ambition. Le premier a permis de revisiter l’histoire de l’AJN, créée en 1969, en rappelant son apport à la structuration du paysage médiatique national, à la défense de la liberté de la presse ainsi qu’à la promotion de l’éthique et de la déontologie. Le second a porté sur la contribution des journalistes à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, en soulignant qu’en période décisive, le journaliste doit être à la fois vecteur d’information, acteur de cohésion et sentinelle de responsabilité.
À travers cette relance, l’AJN envoie un signal fort : celui d’une profession qui veut se tenir debout, assumer pleinement sa mission et contribuer à bâtir un Niger plus fort, plus uni et plus audible. Dans un monde où la bataille de l’information se joue aussi bien à l’échelle nationale qu’africaine et internationale, le rôle des journalistes nigériens devient stratégique. En se réorganisant et en réaffirmant ses objectifs, l’association veut participer à l’émergence d’une presse capable non seulement d’accompagner les dynamiques du pays, mais aussi de porter, avec rigueur et responsabilité, la voix du Niger en Afrique et sur la scène internationale.
Boubé G. (Nigerdiaspora)