Niger : le CCR rejette la résolution du Parlement européen et dénonce une ingérence

Le Conseil consultatif pour la Refondation (CCR) a déploré avec fermeté, mardi 17 mars 2026, le caractère « sélectif et partial » de la prise de position de l’Union européenne sur le Niger, à travers une déclaration rendue publique à Niamey.
Le texte a été lu par le rapporteur général du CCR, M. Abdou Moustapha, en présence du président de l’institution, Dr Mamoudou Djingarey, et des membres du Bureau. Selon le CCR, cette résolution du Parlement européen traduit « la volonté persistante de certaines puissances de maintenir leur influence sur les États africains, en particulier ceux du Sahel, au mépris de leur souveraineté ».
L’institution estime également que cette démarche constitue une immixtion dans les affaires intérieures du Niger et met en lumière, selon elle, « une approche à géométrie variable du respect du droit international ». Le CCR considère en outre que cette résolution relève d’une « ingérence inadmissible » dans une affaire qu’il juge exclusivement liée à la souveraineté judiciaire et nationale du Niger.
Dans sa déclaration, le CCR rejette catégoriquement cette résolution « tant dans sa forme que dans son contenu » et affirme que « ni les menaces ni les intimidations » ne sauraient faire fléchir le peuple nigérien dans sa marche vers la pleine souveraineté. Il invite les parlementaires européens à faire preuve de responsabilité et de discernement.
Le Conseil rappelle enfin que, depuis le 26 juillet 2023, le Niger a engagé un « tournant historique irréversible », consacré, selon lui, par les Assises nationales tenues du 15 au 20 février 2025. Le CCR réaffirme son soutien total au gouvernement nigérien face à ce qu’il qualifie de tentative d’ingérence contre-productive et appelle à une mobilisation générale et permanente des forces vives pour la stabilité du pays.
Avec l'Anp
Boubacar Guédé (Nigerdiaspora)