Niger : un mouvement civique appelle à une analyse responsable de la Loi de Finances 2026

Un mouvement issu de la société civile nigérienne, au sein duquel figure notamment l’acteur civique Maïkoul Zodi, a réagi aux nombreuses sollicitations reçues ces derniers jours concernant sa position sur le projet de Loi de Finances 2026. Ses membres indiquent qu’avant toute prise de parole publique, ils privilégient une démarche fondée sur l’analyse et la responsabilité.
Selon eux, les débats actuels autour de ce texte ne doivent pas occulter les responsabilités passées concernant la situation financière du pays. Ils soulignent que le Niger traverse une phase de refondation et affirment rester engagés pour la reconstruction nationale avec détermination, sans se laisser distraire.
Les acteurs de ce mouvement rappellent qu’en 2018, après étude du texte en vigueur à l’époque, ils s’étaient publiquement opposés à la loi de finances, invoquant la défense des intérêts des citoyens et l’exigence de justice sociale. Face au projet 2026, ils indiquent appliquer le même principe : leur silence actuel n’est ni une approbation ni un rejet, mais un temps d’analyse.
Ils estiment qu’un texte ayant des impacts importants pour la refondation nécessite une évaluation technique approfondie, notamment sous les angles économique, fiscal et social. Ils déclarent refuser la pression médiatique et affirment vouloir produire, comme par le passé, une critique constructive, documentée et accompagnée de propositions, afin de défendre l’intérêt général sur le long terme.
Le mouvement indique être en phase de consultation et d’étude, et annonce qu’une position publique claire, transparente et accessible sera présentée une fois les travaux achevés. Ils précisent que leur démarche ne relève pas de l’émotion mais d’une méthode structurée, et remercient les citoyens pour la confiance accordée.
Dans leur communication, ils concluent en réaffirmant leur engagement et en exprimant leur soutien à la dynamique de l’AES.
Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)