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Projet de raffinerie de Dosso : une promesse industrielle sous surveillance

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audit de la gestion du petrole au nigerImage d'illustrationDepuis l’annonce du grand projet de raffinerie et de complexe pétrochimique à Dosso, l’espoir d’une transformation industrielle du Niger a refait surface. Dans un pays confronté aux défis de la souveraineté énergétique et de la création d’emplois, toute initiative de cette ampleur suscite naturellement de fortes attentes.

Mais derrière l’enthousiasme affiché, des interrogations émergent. Elles portent moins sur l’opportunité du projet que sur la crédibilité de son portage, la solidité des garanties techniques et la transparence des engagements financiers. Ces questions, légitimes dans tout projet structurant, sont aujourd’hui au cœur du débat public.

La particularité de cette affaire réside dans l’implication active de la diaspora nigérienne du Canada. Loin d’une opposition systématique, cette mobilisation traduit une volonté de vigilance citoyenne face aux risques que représentent des projets mal maîtrisés dans des secteurs stratégiques.

Pour le Niger, l’enjeu est clair : réussir son industrialisation sans reproduire les erreurs du passé, où des promesses non tenues ont parfois laissé des cicatrices économiques durables. Pour la diaspora, il s’agit aussi d’assumer un rôle de veille, en mettant à profit son accès à l’information et aux mécanismes de régulation internationaux.

La réussite du projet de Dosso ne dépendra donc pas uniquement de sa taille ou de son ambition, mais de la rigueur, de la transparence et de la confiance qu’il saura instaurer. À ce prix seulement, l’industrialisation pourra devenir un véritable levier de souveraineté.

Aïssa Altiné (Nigerdiaspora)

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